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Deux nouvelles codirectrices à la tête du Festival TransAmériques

Martine Dennewald et Jessie Mill dirigeront les destinées du FTA après le départ de Martin Faucher, en juin 2021.

Les deux femmes posent côte à côte et sourient en regardant l'objectif.

Martine Dennewald et Jessie Mill, les deux futures codirectrices du Festival TransAmériques

Photo : FTA

Radio-Canada

La direction artistique du Festival TransAmériques (FTA) sera désormais assumée en tandem par Martine Dennewald et Jessie Mill. Elles succèderont à Martin Faucher, qui avait annoncé qu’il allait quitter l’organisme en juin 2021, après le prochain FTA.

Ce sont les deux femmes qui ont proposé d’assumer la direction en duo de ce festival de danse et de théâtre montréalais. On se croisait dans différents festivals depuis plusieurs années et on s’est peu à peu liées d’amitié. On a donc eu envie de proposer un leadership au FTA qui repose sur cette complicité, ce dialogue et cette conversation qui nous est chère, explique Jessie Mill en entrevue avec Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle de Tout un matin.

Jessie Mill est familière avec le FTA. Elle y travaille comme dramaturge et conseillère artistique depuis 2014. La nouvelle codirectrice du festival accompagne des processus créatifs, enseigne et écrit régulièrement autour des spectacles, notamment dans la revue culturelle Liberté, dont elle est membre du comité de rédaction. Elle entretient aussi une collaboration de longue date avec le festival panafricain Les Récréâtrales, qui a lieu à Ouagadougou, au Burkina Faso.

La femme aux cheveux longs regarde la photographe.

Martine Dennewald, future codirectrice du Festival TransAmériques

Photo : Katrin Ribbe

Après des études de dramaturgie à Leipzig (Allemagne) et en management culturel à Londres (Royaume-Uni), Martine Dennewald a travaillé pour des théâtres, entre autres le Künstlerhaus Mousonturm à Francfort, et des festivals d’arts vivants européens.

Plus d’inclusion et d’égalité

Jessie Mill et Martine Dennewald soulignent avoir une vision commune pour le FTA, mais aussi complémentaire. J’ai envie de renforcer les conversations que l’on a avec les artistes pour envisager un travail en amont qui permet de penser les projets de création ensemble. Martine arrive avec un regard neuf sur la scène montréalaise, ce qui est très intéressant, précise Jessie Mill.

La femme aux cheveux bouclés regarde au loin sur le côté.

La future codirectrice du Festival TransAmériques Jessie Mill

Photo : Sandrick Mathurin

Les deux codirectrices entendent se rapprocher des communautés artistiques des trois Amériques, de l’Alaska à la Terre de Feu en passant par l’Amazonie, mais aussi de l’Afrique et de l’Asie. Elles proposent aussi une plus grande inclusion des artistes ainsi que des festivalières et festivaliers. [On veut] réfléchir à ce que ça veut dire aujourd’hui de décoloniser une institution, un festival, d’aller voir ce qui se fait chez nos collègues, notamment chez les artistes autochtones qui sont une belle source d’inspiration, indique Jessie Mill.

Les deux codirectrices entreront en poste le 16 juin 2021 afin de préparer le FTA de 2022. Jessie Mill espère que la pandémie sera alors seulement un mauvais souvenir.

On est chanceuses, car on peut rêver que 2022 soit une vraie année de festival et de fréquentation des salles à leur pleine capacité. En même temps, la pandémie nous aura appris que notre milieu est précaire et que les artistes sont vulnérables, ce qu’on savait déjà. Mais aussi à quel point notre grand jardin planétaire est menacé et qu’on doit se responsabiliser et penser autrement notre fréquentation des espaces.

Jessie Mill

Finalement, Jessie Mill soutient qu’il faudra repenser notre manière de voyager et trouver le moyen de concilier cette contrainte avec l’organisation d’un festival qui restera international. On va réfléchir à ce que ça veut dire de se déplacer [et à la possibilité] d’avoir d’autres réseaux de circulation des artistes, au Québec, en Ontario et au nord des États-Unis pour que les compagnies qui se déplacent ici puissent circuler davantage, conclut-elle.

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