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Pas de messe dans la plupart des paroisses de la région avec les règles actuelles

Une chapelle vide.

La chapelle Mariale de l'Ermitage de Lac-Bouchette.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les fidèles des églises catholiques de la région devront faire preuve de patience avant de pouvoir retourner à la messe. Même si Québec vient d'autoriser les rassemblements religieux de 10 personnes, la majorité des paroisses préfèrent attendre.

À l'équipe pastorale, on a pris cette décision de ne pas ouvrir les lieux de culte pour une célébration eucharistique de seulement dix personnes, indique le prêtre modérateur des six églises de Chicoutimi et Laterrière, Dinko Honoré Ntumba.

Le prêtre explique qu'à 25 personnes par cérémonie, il était possible de tenir jusqu'à quatre messes le dimanche. En utilisant aussi la petite chapelle arrière, il était même possible d'accueillir jusqu'à 50 personnes. En autorisant maintenant un seul rassemblement de dix personnes par adresse civique, un tel scénario n'est plus permis. 

On y va seulement avec dix personnes, considéré comme un seul lieu de culte avec une seule entrée, à ce moment-là, on ne veut pas blesser les paroissiens en les renvoyant tout simplement, explique Dinko Honoré Ntumba. Parce que l'église, c'est un lieu d'accueil de tout le monde. 

Les paroisses de Chicoutimi, Chicoutimi-Nord, Laterrière et Jonquière garderont les lieux de culte fermés au moins jusqu'au 8 février, date prévue pour la fin du couvre-feu.

Est-ce qu'on va revenir à 25 personnes, est-ce qu'on va changer de zone de couleur? On n'en sait rien pour l'instant, affirme le prêtre responsable des communications pour le diocèse de Chicoutimi, Jean Gagné. Alors, dans la plupart des paroisses du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les églises vont rester fermées, de ce que j'ai su. 

Des messes à l’Ermitage Saint-Antoine

À l'Ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette, les capucins ont repris deux messes quotidiennes et une troisième le dimanche, sur réservation téléphonique. Je comprends très bien la décision des paroisses autour, mais nous, on s'est dit : "Non, on est là pour les gens", explique le capucin vice-recteur à l’Ermitage Saint-Antoine, le frère Sylvain Richer.

Mais avec dix personnes au total, ces célébrations ont lieu dans la petite chapelle du monastère et non pas dans la grande chapelle mariale. Nous, les capucins, on est nés durant des épidémies de peste, dans le centre de l'Italie. Et les frères qui étaient en ermitage ont dit : "On va soigner les gens, on va se faire présent pour les gens", ajoute le frère Sylvain Richer.

En soutien pour les gens en détresse

Partout sur tout le territoire, les prêtres se disent disponibles pour supporter les personnes en détresse. D'être sur place, de pouvoir sortir, de pouvoir prier ensemble, alors, c'est sûr que ça, ça manque beaucoup aux gens, estime Jean Gagné.

Ça me manque beaucoup de rencontrer les gens, de parler avec eux, d'échanger. Cette chaleur-là, ça manque, conclut Dinko Honoré Ntumba.

Les gens sont invités à communiquer avec leur paroisse s’ils désirent avoir des conseils ou pour avoir plus d’informations sur la tenue des messes.

D'après le reportage de Gilles Munger

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