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L’Abitibi-Témiscamingue retrouvera-t-elle le palier jaune le 8 février?

La carte indique que l'Abitibi-Témiscamingue est en zone rouge comme les autres régions du Québec sauf exceptions.

La région est passée au rouge en janvier, mais plusieurs souhaitent qu'elle revienne au orange ou au jaune le 8 février. (archives)

Photo : Gouvernement du Québec

Avec la diminution du nombre de cas de COVID-19 ces derniers jours, des voix s’élèvent dans certaines régions du Québec afin de réclamer un assouplissement des mesures restrictives à partir du 8 février. C’est le cas en Abitibi-Témiscamingue, où les cas actifs sont passés de 193 le 11 janvier dernier à 47 le lundi 25 janvier.

Toutefois, selon le maire de Malartic et président de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue, Martin Ferron, il importe de ne pas baisser la garde devant cette baisse du nombre de cas actifs. Selon lui, les comportements de la population dicteront la suite des choses quant à un éventuel retour aux paliers de couleurs jaune ou orange.

Tout va aller avec la discipline des citoyens. Si on reste disciplinés et qu’on continue à respecter les mesures en place, il y a de bonnes chances qu’on retrouve nos paliers de couleurs, mais il n’y a rien de garanti en ce moment. Il ne faut pas qu’il y ait de nouvelles éclosions. Il ne faut vraiment pas relâcher les mesures de restrictions, de distanciation sociale et de protection individuelle, prévient M. Ferron.

Selon Claire Bolduc, préfète de la MRC de Témiscamingue, le désir de la population de retrouver le système de paliers de couleurs en place durant l’automne est bien présent.

La population en parle beaucoup, le demande beaucoup. Il faut être conscient que les gens sont un peu tannés de la COVID, sont un peu tannés du confinement. Particulièrement pour les places d’affaires, pour les commerces, pour les restaurants, les gens ont envie d’avoir quelques signaux de retour à la normale, surtout dans une situation où on est particulièrement en contrôle, et c’est le cas actuellement, affirme-t-elle.

Claire Bolduc affirme que plusieurs citoyens ont fait part de leur inquiétude devant l’éventualité où les mesures seraient assouplies dans la région et qu’elles ne le soient pas ailleurs au Québec ou en Ontario.

Si nous autres on est rouvert et que ce n’est pas rouvert ailleurs, les gens vont s’en venir chez nous, pour bénéficier des services qu’on a et qu’eux n’ont pas. On a vu dans le temps des Fêtes des motoneigistes. En décembre, il y avait des gens qui réservaient des hôtels en Abitibi-Témiscamingue parce que c’était en zone jaune, et ils s’organisaient pour faire des partys. Ça fait partie de l’inquiétude des gens, indique-t-elle.

Des policiers de la SQ dressent un barrage à Notre-Dame-du-Nord, près de la frontière avec l'Ontario.

Certains ont évoqué la solution des barrages routiers comme au printemps dernier. (archives)

Photo : Gracieuseté

Si les barrages routiers sont souvent mentionnés parmi les solutions pouvant réduire la propagation des cas dans la région, Claire Bolduc a de son côté tenu à rappeler la complexité de la mise en place d’une telle mesure.

La circulation interrégionale, ça va toujours demeurer quelque chose de très ambigu et de très difficile à appliquer, étant donné que la majorité de nos marchandises viennent de l’extérieur. Aussi, plusieurs travailleurs viennent de l’extérieur. Et nous, au Témiscamingue de façon particulière, il y a la proximité avec l’Ontario. Si on a des règles qui sont différentes de chez nos voisins, il y a encore une complexité qui s'additionne, souligne-t-elle.

Affirmant être favorable à une solution hybride, dans laquelle certaines mesures seraient allégées, alors que d’autres seraient maintenues, Mme Bolduc a tenu à insister sur l’importance de la clarté et de la prévisibilité lors de l’annonce des prochaines mesures.

Il faut arrêter de jouer au yoyo. "Ah! Il faut refermer! Ah! On peut rouvrir! Ah! On doit encore refermer!" Ça ne peut pas fonctionner comme ça, exprime Mme Bolduc, précisant que les commerçants et la population ont besoin de stabilité.

Claire Bolduc en entrevue dans nos studios de Rouyn-Noranda.

Claire Bolduc, préfète du Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Vincent Desjardins

Soulagement dans la communauté d’affaires

Par voie de communiqué, les quatre Chambres de commerce de l’Abitibi ont déclaré être rassurées par les propos de François Legault, qui a avancé mardi que des assouplissements aux mesures sanitaires pourraient être apportés à partir du 8 février dans les régions où la situation épidémiologique le permettra.

La recrudescence des cas suivant la période des Fêtes semble maintenant sous contrôle, et nous sommes heureux que le gouvernement reconnaisse la situation particulière des régions, a affirmé le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, David Lecours.

Propriétaire du magasin Bélisle Sports à Rouyn-Noranda, François Groleau se réjouit devant la possibilité d’un retour au système à paliers de couleurs, qui pourrait lui permettre de rouvrir son commerce aux visiteurs. Il affirme qu’il s’agirait d’une reconnaissance pour les efforts effectués par la population de la région afin de faire diminuer le nombre de cas actifs. Ça permettrait d’avoir vraiment beaucoup moins de contraintes, et ce serait un retour à une vie pas nécessairement normale, mais à tout le moins plus adéquate pour tous les gens d’ici, conclut-il.

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