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Fin de l’abattage des arbres dans le Cap-Blanc

Des émondeurs procèdent à l'abattage d'arbres dans le Cap-Blanc.

Des émondeurs procèdent à l'abattage d'arbres dans le Cap-Blanc.

Photo : Radio-Canada

Les émondeurs ont finalement remisé leurs scies à chaîne dans le Cap-Blanc. L’abattage d’arbres dans la falaise surplombant le boulevard Champlain est « terminé », confirme la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ).

 Il n’y aura pas de déboisement additionnel , précise par courriel le porte-parole Stéphane Desmeules.

L’abattage dénoncé par de nombreux citoyens ces derniers jours a cependant laissé une cicatrice bien visible dans la falaise.

Plusieurs dizaines d’arbres ont été coupés afin de procéder à la stabilisation de la paroi. Un grillage métallique sera installé ultérieurement pour retenir la terre et les roches et empêcher un éboulement.

Une démarche nécessaire, selon la CCNQ, afin de permettre le déplacement des rails du Canadien National (CN) près de la falaise.

Les travaux de stabilisation doivent répondre aux conditions et aux exigences du Canadien National.

Stéphane Desmeules, porte-parole, Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ)

L’emplacement actuel de la voie ferrée, près du fleuve, ne permet pas le prolongement de la promenade Samuel-De Champlain entre la côte de Sillery et la côte Gilmour.

Le chantier de près de 200 millions de dollars, qui doit être complété en 2023, est sous l’autorité de la CCNQ.

Bien peu de réponses

Impossible par ailleurs de savoir si la Commission de la capitale nationale du Québec a envisagé d’autres moyens de prévenir les éboulis sur les rails du CN.

En réponse à nos questions, l’organisme nous a référé au rapport des consultations publiques tenues l’hiver dernier sur le déplacement de la voie ferrée.

Or, il n'est mentionné nulle part dans les échanges avec les citoyens que l’abattage des arbres du Cap-Blanc est envisagé.

Seuls des travaux de  stabilisation  de la paroi sont évoqués, sans plus de détails.

Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec, lors d'une entrevue dans les studios de Radio-Canada.

Jean Rousseau se demande si l'abattage des arbres n'aurait pas pu être évité.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, y voit un manque flagrant de transparence de la part des autorités.

 C’est risible! , déplore-t-il.

Il y a quelqu’un qui a pesé sur le bouton "abattage d’arbres" et plus personne ne se pose de questions!

Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec

Jean Rousseau somme l’administration Labeaume de faire la lumière sur ce qui s’est passé.

Labeaume ne savait pas

Interpellé au sujet de l’abattage des arbres du Cap-Blanc, le maire Labeaume déplore avoir pris connaissance du dossier dans les médias.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, semble dépité.

Le maire Labeaume n'aurait pas été prévenu de l'abattage des arbres dans le Cap-Blanc.

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

Selon lui, personne à la Ville de Québec n’a été avisé de la démarche.

Les gens de la foresterie urbaine n’étaient pas au courant, assure-t-il.

Va-t-il demander des comptes à la CCNQ?

 C’est un dossier où je n’ai pas d’autorité , plaide-t-il.

La ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, n’entend pas non plus se mouiller.

Son attachée de presse a redirigé nos questions vers les responsables du prolongement de la promenade Samuel-De Champlain.

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