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Donald Aubin ne sait pas quand la région recevra d'autres doses de vaccins

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Donald Aubin

Le Dr Donald Aubin, directeur de la santé publique au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Photo : Radio-Canada

Alors que la vaccination est interrompue au Saguenay-Lac-Saint-Jean en raison d'un manque de vaccins contre la COVID-19, le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin, admet qu'il ne sait pas quand le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean recevra d'autres doses.

On ne le sait pas non plus, on le sait quelques jours avant, donc on est vraiment dans l'inconnu par rapport au nombre qu'on va recevoir, si même nous on va en recevoir. C'est sûr qu'on voudrait en recevoir, mais pour le moment, on n'a pas de réponse à cette question, a indiqué Donald Aubin, lors d'une entrevue accordée à Roger Lemay au Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Lors du point de presse du premier ministre François Legault, il a été indiqué que les autorités sanitaires s'attendent à recevoir 8000 doses du vaccin de Pfizer et 40 000 doses de celui de Moderna dans le courant de la semaine prochaine.

Vendredi dernier, le Dr Aubin avait affirmé que la vaccination serait stoppée pendant une semaine dans la région. 337 doses ont été administrées samedi, mais aucune depuis, révèlent les statistiques sur la vaccination publiées par Québec.

Jusqu'ici, le Québec a reçu 238 100 doses de vaccin contre la COVID-19.

Après le retard annoncé par Pfizer, qui agrandit son centre de production en Belgique, c'est une menace de l'Union européenne de contrôler les exportations de vaccins qui est venue encore plus compliquer la situation. Les doses de vaccin de Moderna que reçoivent le Canada et le Québec sont aussi produites en Europe.

Assouplissement dans les régions

Donald Aubin a aussi été appelé à réagir sur l'annonce de François Legault comme quoi des régions pourraient avoir un certain assouplissement des mesures sanitaires à compter du 8 février. Rappelons que Donald Aubin est également le directeur régional de la santé publique pour la Côte-Nord. Cette région a un taux extrêmement bas de cas actifs par 100 000 habitants. Il se situe présentement à 6,7 pour la Côte-Nord et à 56,2 pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais à 317,7 pour la région de Montréal.

C'est certain qu'on regarde l'ensemble de notre situation et qu'on voit que ça s'améliore de façon considérable depuis les dernières semaines, particulièrement depuis une semaine on se retrouve dans un niveau qui est beaucoup plus confortable. Donc, c'est sûr qu'il y a des discussions pour voir ça va nous mener à quoi après le 8 février. Pour le moment, il n'y a pas de décision de prise, mais c'est sûr que ça nous place dans une position beaucoup plus confortable qu'on l'était auparavant, a-t-il mentionné.

Donald Aubin a expliqué qu'il faut arriver avec des mesures qui permettent une certaine ouverture, mais qui doivent cependant prévenir contre un retour en arrière. On n'est pas contre qu'il y ait une différenciation, mais à quel niveau elle peut se faire? Surtout, je ne suis pas contre le fait qu'on l'ait à travers le Québec, parce que le Québec ne peut pas être exactement pareil. Dans une semaine, dans quelle position on va être aussi? Quelques jours, ça peut faire une différence. Il faut se laisser porter pendant les prochains jours pour voir notre situation, a-t-il poursuivi.

Une infirmière vaccine un homme assis dans un fauteuil roulant électrique.

Cette photo avait été fournie par le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean. On y voyait Léo Ellefsen, 88 ans, devenir le premier citoyen du Saguenay-Lac-Saint-Jean à être vacciné contre la COVID-19.

Photo : courtoisie CIUSSS

Une ouverture pour les médias

Par ailleurs, Donald Aubin ne croit pas que la baisse actuelle des cas actifs s'explique par une simple baisse des tests de dépistage. Il a donné pour exemple la semaine dernière, où plus de 1000 tests de dépistage par jour ont été effectués en moyenne. Selon lui, moins de gens se font tester, parce que moins de gens ont des symptômes.

Finalement, il a démontré une certaine ouverture face à la demande des médias de pouvoir accéder aux hôpitaux pour montrer des images de la réalité qui y est vécue. C'est certain que pour la population de voir des images, ça a sa place, a-t-il souligné.

D'après une entrevue de Roger Lemay

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