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Des Premières Nations outrées par l'insouciance des 2 Vancouvérois vaccinés au Yukon

Carte géographique situant le village de Beaver Creek.

Le village de Beaver Creek est situé à la frontière du Yukon et de l'Alaska le long de la route de l'Alaska.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les représentants des Premières Nations, des politiciens et des résidents du village de Beaver Creek, à l'extrême ouest du Yukon, demandent au gouvernement un renforcement des sanctions prévues par la Loi sur les mesures civiles d’urgence du territoire.

Les appels surviennent après qu'un couple de Vancouver a été accusé d'avoir enfreint la Loi yukonnaise en se rendant frauduleusement dans le petit village de Beaver Creek pour y obtenir une première dose du vaccin de Moderna. Les deux Vancouvérois, Rodney Baker, ex-président-directeur général de la Great Canadian Gaming Corporation, et sa femme, l’actrice Ekaterina Baker, ont reçu chacun deux amendes de 575 $.

L’affaire, largement médiatisée, est considérée par les porte-parole autochtones comme un exemple de privilège et d'égoïsme.

Ces gestes sont une manifestation flagrante d’un manque de respect et une illustration d’un véritable privilège et d’une impression de droit, a affirmé par communiqué la chef régionale de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Kluane Adamek.

Cette dernière estime que les amendes de 500 $, plus les frais, imposées pour chacune des quatre infractions ne sont pas assez sévères comparativement aux risques sur le plan de la santé et de la sécurité pour les habitants du secteur.

Les communautés et la région ont besoin d’être assurées que ces actions ne seront pas tolérées et que les autorités vont s’assurer que des restrictions plus sévères seront en place pour empêcher que cela ne se reproduise.

Kluane Adamek, chef régionale, APN

Pour sa part, la chef de la Première Nation White River, Angela Demit, a réitéré son indignation par communiqué lundi. Je suis convaincue que, parce que nous sommes une communauté principalement autochtone, ces gens présumé que nous étions naïfs , a-t-elle dit.

Elle est allée jusqu’à dire que les sanctions ne veulent rien dire et peuvent même en inciter d’autres à faire de même. La Première Nation White River, a-t-elle précisé, demande qu’une enquête soit conduite par le territoire et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

La GRC confirme qu'elle a été avisée de l’incident et examine la situation , mais pas qu'une enquête est en cours.

Le député de Kluane, Wade Istchenko, a également exprimé sa colère mardi quant aux événements qui se sont produits dans sa circonscription. Que des millionnaires du Sud puissent passer devant la file, éviter la quarantaine et mentir aux autorités sanitaires démontre combien certains peuvent se montrer égoïstes.

La chef néo-démocrate du Yukon, Kate White, est également d’avis que les peines définies par la Loi sur les mesures civiles d’urgence ne sont pas assez sévères. J’espère que cela va changer, dit-elle.

En Colombie-Britannique, le ministère de la Santé a quant à lui affirmé que le couple devra « attendre son tour » pour recevoir la deuxième dose du vaccin, soit entre juillet et septembre, suivant le calendrier provincial établi en fonction de l'âge.

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