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Trois cas du variant britannique à Ottawa

Un masque chirurgical sur le sol près de grosses lettre « OTTAWA ».

Un premier cas du variant avait été détecté à Ottawa le 27 décembre 2020. (archives)

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

Santé publique Ottawa a confirmé mardi que trois cas du variant britannique de la COVID-19 ont été détectés.

Santé publique Ontario a commencé à rapporter quotidiennement le nombre de cas COVID-19 variantes confirmées. Jusqu’à présent, trois cas confirmés de variant ont été identifiés à Ottawa, a indiqué Santé publique Ottawa (SPO) mardi.

La médecin-chef du SPO Dre Vera Etches a souligné lors d'une séance d'information que toutes les personnes infectées se trouvaient en isolement.

Analyse en cours

La santé publique ontarienne confirme qu’une analyse est en cours pour déterminer la prévalence des variants en Ontario.

Selon la santé publique, tous les tests positifs de COVID-19 de la province du 20 janvier sont présentement analysés pour les différents types de variants présents au pays, mais aussi pour ceux observés à l'international.

Les résultats de cette première analyse approfondie sur les variants permettront aussi de déterminer dans quelles régions le variant se propage.

Selon le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du bureau de santé de l’Est de l’Ontario (BSEO), aucun variant n’a encore été décelé sur son territoire.

On va avoir ces données dans à peu près une semaine, dit le Dr Roumeliotis. Comme ça, on va avoir une idée du pourcentage de toutes les souches qu'on a soit dans notre région et à travers l'Ontario.

Depuis le début de la pandémie, l'Ontario a testé pour les variants plus de 9000 échantillons dans toute la province et plus de 3000 depuis décembre.

Un premier cas du variant avait été détecté à Ottawa le 27 décembre 2020. Il s'agissait d'une personne qui avait récemment voyagé au Royaume-Uni. Peu avant, les premiers cas de variants au Canada et en Ontario avaient été détectés chez un couple de la région de Durham. Le couple avait été en contact avec une personne revenant du Royaume-Uni.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Le variant dans le fond, c'est un virus mutant de la souche originale, a expliqué Patrick Filion, microbiologiste et enseignant au Cégep de l'Outaouais, en entrevue.

En revanche, le variant est plus facilement transmissible et il aurait un taux de mortalité plus élevé que le virus original, met-il en garde, ce qui pourrait une fois encore surcharger le système de santé.

Les enfants pourraient faciliter la propagation du variant

Selon l’épidémiologiste et chargée de cours à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM), Nimâ Machouf, le variant inquiète en raison de sa capacité à se reproduire plus rapidement et plus facilement.

Les experts ont d'ailleurs constaté que les enfants pourraient devenir de plus grands vecteurs de cette nouvelle souche du coronavirus.

Pour la COVID, les jeunes n’étaient pas de grands transmetteurs. Et avec cette nouvelle souche, les jeunes enfants deviennent des transmetteurs, ce qui est très inquiétant, a déclaré l’épidémiologiste Nimâ Machouf, en entrevue à l’émission Sur le vif.

Étant donné qu’elle se transmet plus facilement [le variant de la COVID-19], ça peut avoir des conséquences sur l’évolution de l'épidémie.

Nimâ Machouf, épidémiologiste

Par ailleurs, Nimâ Machouf estime qu’il est très probable que le variant ait déjà atteint le Québec.

Aucun variant détecté en Outaouais

Aucun cas de variant de SARS-CoV-2 n'a été détecté en Outaouais, a indiqué le Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSS) de l'Outaouais dans un courriel adressé à Radio-Canada.

Par ailleurs, le CISSS a précisé que la détection des variants est faite au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) sur différents échantillons selon certains critères, par exemple le retour de voyage, cas grave chez un individu jeune sans maladie grave préexistante, suspicion de réinfection, etc.

Une fois le cas détecté, l'information est transmise à la région concernée.

Vers une hausse du séquençage au Québec

Pour sa part, LSPQ précise que pour identifier les variants qui circulent dans la population, les employés séquencent 3 à 5 % des cas positifs pour le moment.

Ce taux devrait atteindre 10 %, ce qui représentera un des meilleurs taux de couverture au monde, a commenté Sandrine Moreira, responsable de la coordination génomique et de la bio-informatique au LSPQ, dans un courriel.

À ce séquençage aléatoire s’ajoute un séquençage ciblé pour des catégories de patients qui sont plus susceptibles d’avoir des variants préoccupants, par exemple les voyageurs, a-t-elle ajouté.

Avec les informations de Marie-Lou St-Onge, d'Antoine Trépanier et d'Estelle Côté-Sroka et Frédéric Pépin.

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