•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Opposition au projet de loi C-15 de la part d’Autochtones du Nord-Ouest de l’Ontario

Un homme assis à un bureau.

Donny Morris est le chef de la Première Nation Kitchenuhmaykoosib Inninuwug, qui s'oppose au projet de loi du gouvernement Trudeau pour mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Le chef de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (KI), une Première Nation du Nord-Ouest de l'Ontario, a envoyé une lettre au premier ministre canadien Justin Trudeau pour s'opposer au projet de loi C-15, proposé pour mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Donny Morris, le chef de la nation KI, affirme que la proposition sur laquelle se fonde le projet de loi C-15 est raciste et demande au gouvernement canadien de négocier un plan de mise en oeuvre avec eux.

KI affirme que le projet de loi proposé n'est qu'une nouvelle forme de distraction pour masquer l'incapacité du Canada à traiter la question foncière de manière juste et honorable, peut-on lire dans la lettre.

La déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée par l’ONU en 2007, établit un cadre qui définit des normes minimales pour la survie, la dignité et le bien-être des populations autochtones.

À l'époque, le gouvernement canadien est l'un des quatre pays à avoir voté contre cette déclaration.

En décembre 2020, le gouvernement Trudeau et des leaders autochtones ont fait front commun pour présenter le projet de loi C-15.

Le gouvernement a déclaré que la loi permettrait de le guider dans la mise en oeuvre de cette déclaration des Nations unies.

Une doctrine raciste à la base du projet, selon KI

Le chef Morris affirme que le projet de loi est basé sur l'hypothèse erronée que le Canada a le pouvoir de distribuer les titres et les droits sur les terres, parce que les colons européens ont découvert des terres inoccupées.

Je sais que mes racines sont ici. Nous avons découvert des squelettes datant de 5000 à 7000 ans, que nous avons en notre possession, explique-t-il.

Il ajoute que la doctrine de la découverte, ou l'idée que le gouvernement canadien a autorité sur les territoires autochtones simplement parce que le Pape en a décidé ainsi, est raciste et présume de la supériorité de la religion catholique sur celle des peuples autochtones.

L'Ontario reste une terre volée et la législation proposée par la déclaration des Nations unies ne change rien à cela, ajoute-t-il.

La Première Nation demande une discussion directe

Le chef de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug a également affirmé que les conversations avec l'Assemblée des Premières Nations pour façonner le projet de loi C-15 ne sont pas suffisantes.

Il a appelé le gouvernement fédéral à rencontrer les dirigeants de KI pour discuter de la gouvernance de leurs terres.

L'Assemblée des Premières Nations n'est pas un détenteur de droits. Elle est censée défendre les intérêts de ses membres et non pas établir des règles avec un système bureaucratique pour préparer un document qui conviendra à tout le monde, affirme le chef Morris.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !