•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Yves-François Blanchet maintient ses allégations sur le ministre des Transports

Yves-François Blanchet est debout à la Chambre des communes, devant des sièges vides.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, assure que son questionnement est « légitime ».

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

La Presse canadienne

Le chef du Bloc québécois maintient les allégations qu'il a lancées à propos du ministre fédéral des Transports Omar Alghabra, tout en se gardant de fournir des preuves les appuyant.

Au lendemain du remaniement qui a fait ministre ce député ontarien, le Bloc québécois, dans un communiqué, a écrit que des questions se posent sur la proximité du nouveau ministre des Transports, Omar Alghabra, avec le mouvement islamique politique.

Depuis, Yves-François Blanchet, attaqué par les élus libéraux, y compris le premier ministre Justin Trudeau, avait refusé toute demande d'entrevue.

Mardi matin, il s'est présenté aux Communes pour un point de presse.

En réponse aux journalistes, il a affirmé que son communiqué du 13 janvier posait une question absolument polie, absolument courtoise. Et il a reproché à ceux qui critiquent sa sortie de lui faire un procès d'intention.

Les Québécois ont des inquiétudes en matière de laïcité et en matière de sécurité. J'ai posé poliment, d'une façon irréprochable, une question légitime. Et le gouvernement et le premier ministre ont l'obligation d'y répondre.

Yves-François Blanchet

M. Alghabra nie avoir jamais offert son appui à l'imposition de la charia en Ontario. Il n'a jamais non plus sympathisé avec le mouvement Hamas.

Le ministre des Transports Omar Alghabra.

Le ministre des Transports Omar Alghabra

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Un article de 2016 comme preuve

Aux journalistes qui insistaient, mardi, pour avoir des preuves de ce qu'a avancé M. Blanchet, ce dernier a parlé aussi d'un article du très torontois et pas très indépendantiste Globe and Mail.

Son bureau a fait suivre la référence en question. Le texte date de 2016 et porte sur une motion des élus conservateurs à propos d'Israël, motion que le gouvernement libéral de l'époque a appuyée.

On y retrouve trois phrases sur M. Alghabra, alors secrétaire parlementaire de Stéphane Dion qui était, lui, ministre des Affaires étrangères.

M. Alghabra a depuis longtemps été poursuivi par des accusations d'extrémisme, bien que ses positions sur les questions israélo-palestiniennes soient très courantes, avait écrit le journaliste. Il avait ajouté que le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) a publiquement minimisé les inquiétudes exprimées par certains au sujet du député.

Plus récemment, le 15 janvier, le vice-président de CIJA, David Cooper, a encore été cité par le Globe and Mail, dans une chronique du même journaliste qu'il y a cinq ans.

Nous ne sommes au courant d'aucun lien sérieux ou prouvé entre M. Alghabra et l'extrémisme politique ou islamiste. [...] Nous n'avons jamais vu de preuves sérieuses qui provoqueraient une quelconque inquiétude, peut-on lire.

Au bureau de M. Blanchet, on maintient, par courriel, que ces articles (dont celui du Globe) sont à la source de notre questionnement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !