•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'administration Plante adopte le Règlement pour une métropole mixte

Le règlement a été adopté par 36 voix contre 25, ce qui témoigne des divisions qu'il suscite au conseil municipal.

Valérie Plante et Robert Beaudry descendent les escaliers de l'hôtel de ville de Montréal.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le responsable de l'habitation au comité exécutif, Robert Beaudry.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le conseil municipal de Montréal a adopté mardi le Règlement pour une métropole mixte, qui entrera en vigueur le 1er avril. Destiné à augmenter le nombre de logements sociaux et abordables à Montréal, ce règlement est décrié par l'opposition officielle et par des représentants de l'industrie.

Cette réglementation qualifiée d'ambitieuse par l'administration de Valérie Plante a été adoptée par 36 voix contre 25. Elle a pour priorité d'attirer davantage de familles à Montréal, soutient la mairesse Plante.

Le règlement encadre la délivrance de permis de construction pour les immeubles de cinq logements et plus.

Mais, pour ses détracteurs, ce nouveau règlement va accélérer, plutôt que réduire, l'exode vers la banlieue en faisant augmenter les prix de nouveaux logements.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Le 5 novembre dernier, Valérie Plante avait présenté la deuxième mouture de ce règlement, en réponse aux critiques qui avaient fusé lors de la publication de la première version, en juin 2019.

Pour le responsable de l'habitation au comité exécutif, Robert Beaudry, l'objectif du règlement demeure : Nous, on souhaite protéger des acquis et même en ajouter d'autres pour que nos enfants, demain, puissent habiter Montréal, que les étudiants puissent habiter sur l'île de Montréal, mais aussi faire grandir et prospérer leur famille.

Mais de l'avis de Lionel Perez, chef du parti d'opposition Ensemble Montréal, ce règlement entraînera l'augmentation des loyers dans la métropole. Ça va être trop peu, insuffisant, ça va taxer la classe moyenne, forçant une perte de richesse collective, dit-il.

Robert Beaudry assure que la Ville a bien préparé le règlement. Il cite par exemple le fait que la Ville puisse utiliser son droit de préemption ou de premier acheteur pour acquérir un terrain dans le but d'y construire des logements sociaux.

Ça pousse le marché à la hausse, dit l'IDU

Un tour à condos en construction.

«Il faut résoudre la pénurie de logements, non pas l’aggraver », plaide l'Institut de développement urbain du Québec, qui critique le Règlement pour une métropole mixte.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

En décembre dernier, l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), présidé et dirigé par l'ex-ministre libéral Jean-Marc Fournier, avait formulé des critiques à l'égard du Règlement pour une métropole mixte.

Selon l'IDU, la Ville se dote d'une réglementation complexe qui sera financée par les nouveaux acquéreurs ou locataires de logements neufs.

En vertu du règlement, un logement est qualifié d'abordable quand il est vendu à 90 % de sa valeur marchande. Mais, dénonce l'IDU, le règlement impose une prime à payer pour les autres unités, ce qui pousse la valeur du marché à la hausse et augmente ainsi le prix de ce qui devait être ''abordable''.

L'IDU, qui dit être le plus important représentant de l’industrie immobilière commerciale au Québec, réclame une stratégie nationale de développement de logement social, abordable et familial. Il appelle aussi le gouvernement du Québec à accroître ses investissements en la matière.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !