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Un artiste de Regina fait visiter ses oeuvres d’art aux animaux

Une oeuvre de l'artiste Jeff Meldrum entourée de deux élans.

Jeff Meldrum croit que les humains ont tendance à se placer sur un piédestal par rapport aux animaux. Il espère que nous apprendrons à regarder ces derniers pour ce qu'ils sont plutôt que de les comparer à des personnes.

Photo : Jeff Meldrum

Radio-Canada

Si vous vous promenez dans la forêt boréale du nord de la Saskatchewan, il se peut que vous tombiez sur des sculptures qui ne vous sont pas destinées. Jeff Meldrum, un artiste de Regina, fabrique et installe ses oeuvres colorées sur son terrain spécifiquement pour observer la réaction des animaux sauvages.

Pour lui, le plaisir de l’expérience est de voir ce que les animaux font lorsqu’il n’est pas dans les parages.

Je crois que ma présence inhibe, en quelque sorte, leurs faits et gestes, explique l’artiste. Mon absence leur permet d’explorer et de jouer davantage.

Avec l’aide d’une caméra cachée, Jeff Meldrum peut, par exemple, observer un ours en train de tirer sur son arbre rose ou encore un chevreuil qui renifle sa sculpture.

Un brin d'humour pour mieux critiquer

Évidemment, ce projet artistique n’est pas dénué d’humour. Une caractéristique qu’on retrouve dans le livre que l'artiste a publié à compte d'auteur et regroupant quelques-unes des photos prises des interactions animales.

À travers ce recueil, le sculpteur souhaite réfléchir aux bons et aux mauvais côtés du monde de l’art contemporain.

Utiliser la satire dans le livre m’a permis de me moquer de moi-même, mais aussi des différentes idées du monde de l’art.

Deux ours semblent jouer avec une oeuvre de l'artiste Jeff Meldrum.

Les deux ours sont parvenus à détruire cette oeuvre en moins de 20 minutes, selon Jeff Meldrum.

Photo : Jeff Meldrum

Certaines personnes pourraient reprocher à Jeff Meldrum de perturber l’habitat naturel de la faune. Une critique à laquelle il répond qu'il est naïf de croire que les animaux ne sont pas déjà dérangés par la présence humaine. Il considère plutôt le terrain où les oeuvres sont installées comme une oasis de sécurité pour les bêtes sauvages, spécialement pour l’ours.

Je ne les blesse pas, argue-t-il. S’ils viennent sur ma propriété, ils restent potentiellement loin d’une zone où des chasseurs peuvent se trouver.

À travers ce projet, l’artiste espère enseigner aux gens qu'ils ne doivent pas se prendre autant au sérieux et que les animaux peuvent en faire beaucoup plus que ce que l’on croit.

Il ne s’agit pas tant d’élever les bêtes au niveau des humains, mais plutôt de ramener notre point de vue à celui des animaux ,ajoute-t-il.

Jeff Meldrum espère pouvoir, un jour, montrer son travail dans une galerie d’art.

Avec les informations de Heidi Atter

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