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Une Autochtone en état de choc après avoir été arrêtée par la GRC

Le logo de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

La Gendarmerie royale du Canada a confirmé que des agents avaient été appelés sur les lieux à propos d’une présumée dispute entre une femme et un médecin. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une unité chargée de la responsabilité professionnelle au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) enquête sur une plainte déposée par une Autochtone qui affirme avoir subi une commotion cérébrale durant son arrestation par des agents dans un hôpital du nord de la Saskatchewan.

En entrevue avec La Presse canadienne, Emily Kammermayer a raconté sa mésaventure avec un médecin du Centre de santé de La Ronge, qui examinait le bras de son fils de 2 ans.

La mère de famille dit être sortie de ses gonds lorsque le professionnel de la santé n’a même pas pris le temps d’évaluer son fils, ayant déjà déclaré que l’enfant n’avait pas besoin d’une radiographie.

Je me suis mise à crier : ‘‘Je n’ai pas besoin de votre avis. J’ai besoin que vous fassiez une radiographie.’’

Emily Kammermayer

Quand il a quitté la pièce, j’ai juste claqué la porte derrière lui, a-t-elle poursuivi, ne croyant pas que ladite porte ait atteint le médecin. La femme de 20 ans, membre de la bande indienne de Lac La Ronge, dit s’est sentie vraiment vaincue, blessée et frustrée que son fils soit privé des soins médicaux appropriés.

La Gendarmerie royale du Canada a confirmé que des agents avaient été appelés sur les lieux à propos d’une présumée dispute entre une femme et un médecin, ce jour-là, vers 13 h.

Un porte-parole de la GRC a aussi mentionné que Mme Kammermayer a été accusée de voies de fait sur un agent de la paix, d’entrave au travail des policiers et d’agression armée.

Selon la principale intéressée, l’arme en question est, d’après ce qui lui a été dit, la porte qu’elle avait claquée lorsque le médecin sortait de la pièce.

De son côté, un porte-parole de l’Autorité de la santé de la Saskatchewan, Doug Dahl, a publié une déclaration sans s'attarder directement au dossier concernant Emily Kammermayer. S'il y a un individu qui est violent ou menace de violence et que le personnel craint pour la sécurité des patients, des autres travailleurs de la santé ou pour lui-même, il contacterait son service de police local pour obtenir de l'aide.

Tout d’un coup, on m’a plaquée

Emily Kammermayer a déclaré qu’elle attendait dans la salle d’examen lorsque des agents de la GRC ont ouvert la porte. Elle a alors fait un pas pour attraper son fils qui tentait de s’enfuir.

Tout d’un coup, on m’a plaquée au sol. J’étais en état de choc et j’essayais de me libérer, comme si je n’avais aucune idée de ce qui se passait. Un agent a posé son genou sur mon cou et j’ai arrêté de crier seulement quand il l’a retiré. J’avais vraiment peur.

Emily Kammermayer

Elle a aussi mentionné qu’elle a été emmenée hors de la pièce, attachée, pour être transportée dans des cellules à l’arrière d’un camion.

Elle a dit avoir subi une commotion cérébrale et d’autres blessures, mais elle ne se sent pas capable de se faire soigner au Centre de santé de La Ronge, alors elle attend de passer une scanographie, aussi appelée CT scan. Selon elle, tout cela aurait pu être évité si les agents de la paix lui avaient demandé sa version des faits.

Le Congrès des peuples autochtones a déclaré que cette situation est un exemple du racisme systémique et de la force excessive à laquelle les peuples autochtones font face de la part de la GRC et du personnel médical.

C’est une manœuvre classique de la GRC pour sous-protéger les peuples autochtones. Aucune question n’a été posée pour désamorcer la situation parce qu’elle était Autochtone.

Avec les informations de La Presse canadienne

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