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Un wagon mal immobilisé responsable de la mort d'un travailleur à Edmundston en 2018

Des policiers et d'autres intervenants discutent près du chemin de fer.

Des enquêteurs sur les lieux de l'accident le lendemain matin en décembre 2018.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Radio-Canada

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) présente son rapport sur l’accident ferroviaire qui a coûté la vie à un père de famille en 2018, à Edmundston.

Pierre-Luc Lévesque.

La victime de l'accident, Pierre-Luc Lévesque, était père de deux enfants.

Photo : Maison funéraire O'Regan

L'accident s’est produit le 4 décembre 2018 vers 8 h 27 au triage du CN à Edmundston, indique le BST. Deux wagons sont partis à la dérive et ont heurté une locomotive qui arrivait en sens inverse.

À ce moment, précise le BST, le chef de train stagiaire se trouvait sur le marchepied de la locomotive. Il a été coincé entre la locomotive et le premier wagon et mortellement blessé.

Les deux wagons, explique le BST, avaient été laissés sur une voie de tiroir et ils n’avaient été immobilisés que par leurs freins d’urgence. L’équipe du CN les considérait comme étant sous surveillance, conformément à la règle 112 du Règlement d’exploitation ferroviaire du Canada (Nouvelle fenêtre) (REF). Si les wagons n’avaient pas été sous surveillance, précise le BST, l’équipe aurait dû les immobiliser en serrant les freins à main et elle aurait dû vérifier ensuite l’efficacité de ce freinage.

Le BST conclut que ni les directives ni la formation des employés ne permettent d'identifier efficacement les risques qui doivent être pris en compte lorsqu'un employé doit décider s'il est assez proche du train pour l'immobiliser en cas de mouvement imprévu, ce qui peut compromettre la sécurité.

Des policiers examinent les lieux de l'accident.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) avait envoyé une équipe d’enquêteurs sur les lieux de l'accident ferroviaire mortel au triage d’Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Le BST ajoute que, le jour de l'accident, l’efficacité des freins des deux wagons était réduite par de la glace au point où ils ne pouvaient les empêcher de partir à la dérive.

Le serrage régulier des freins en hiver prévient l’accumulation de neige et de glace, rappelle le BST, sans quoi l'efficacité des freins peut être compromise.

Un enjeu de sécurité

Les mouvements imprévus ou non contrôlés d’équipement ferroviaire constituent l’un des principaux enjeux de sécurité qu’il faut s’employer à régler pour rendre le système de transport canadien encore plus sûr, ajoute le BST.

Quatre jours après l’accident, le CN a publié deux bulletins concernant les wagons laissés sans surveillance dans le triage à Edmundston, souligne le BST.

Le BST dit avoir envoyé à Transport Canada, au CN et à d’autres intervenants, en mars 2019, un avis de sécurité ferroviaire au sujet de l’immobilisation de wagons.

Selon le BST, le CN a répondu à cet avis en disant que les règles étaient assez claires et qu’il avait mis en place des instructions spéciales concernant les passages qui portent sur le matériel roulant considéré comme étant sans surveillance et sur le serrage des freins à main.

Transports Canada a mené sa propre enquête sur l’accident en vertu du Code canadien du travail, rappelle le BST. Le ministère a jugé que les wagons avaient été laissés sans surveillance et il a envoyé une lettre de non-conformité au CN.

Le Bureau de la sécurité des transports enquête sur les accidents d’avions, de trains, de bateaux et de pipeline dans le but de promouvoir la sécurité. Son rôle ne consiste pas à déterminer si qui que ce soit est responsable de ces événements.

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