•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La propriétaire d’une chienne morte met le public en garde contre les pièges à animaux

Une photo de Ruby prise de haut. La chienne regarde directement la caméra, ou son maître. Elle est assise sur un tapis déposé sur un plancher à carreaux noir et blanc.

Ruby, un croisement entre épagneul, beagle et terrier, est morte samedi après été prise dans un piège destiné aux coyotes.

Photo : Photo soumise par Cathy Gagnon

Radio-Canada

La mort d’une chienne prise dans un piège à animaux samedi après-midi remet en question l'utilisation légale de ces dispositifs. Cathy Gagnon met les propriétaires de chiens en garde contre ces pièges.

Cathy Gagnon est hantée par le cri de sa chienne prise dans un piège animal de type Conibear, utilisé notamment pour tuer des coyotes.

Sa chienne, Ruby, est morte à côté d’un fossé de drainage près de la route périphérique, à quelques kilomètres au nord de Winnipeg.

Mme Gagnon croit que le piège, caché le long d’une limite forestière près d’une route, n’aurait pas dû être là. Sinon, il devrait au moins y avoir des avertissements, dit-elle.

[Ruby] est morte environ 30 minutes après avoir été prise dans ce piège. Je ne pouvais pas la sortir du piège, raconte Cathy Gagnon.

Elle a tenté de sauver l'animal avec des branches d’arbres, mais en vain. Des secouristes ne sont pas arrivés à temps pour sauver la chienne.

Selon le gouvernement provincial, le piège était installé légalement. Le propriétaire du terrain, dans la municipalité de Rosser, a vu du bétail tué par des animaux sauvages. Il a le droit de protéger sa propriété, précise la province.

La légalité de ce piège ne réconforte pas Cathy Gagnon. Elle marche le long de ce fossé de drainage depuis 20  ans. Elle laisse ses animaux courir librement parce qu'elle s'est toujours sentie à l'aise dans les environs.

C'est censé être un endroit sécuritaire pour moi, dit-elle.

Cathy Gagnon croit que sa chienne Ruby s’est dirigée vers le piège en raison d’une odeur de poisson.

Cathy Gagnon est dehors sur la neige. Vêtue de son manteau, elle est penchée à genoux et regarde au sol.

Cathy Gagnon se recueille à l’endroit où elle a tenté de libérer sa chienne d’un piège pour animaux. Elle affirme que, en 20 ans, c'est la première fois qu'elle a vu un piège dans les environs.

Photo : CBC / Ian Froese

Un piège pour protéger

Le propriétaire du terrain qui a installé le piège se dit bouleversé et très déçu.

L’homme, qui n'a pas voulu dévoiler son identité, explique qu'il a installé le piège parce que des coyotes rôdaient autour de sa propriété et que, parfois, alors que ses enfants jouaient dehors. Il était dans l’obligation de protéger sa famille.

Dans une déclaration, la société de protection des animaux de Winnipeg, la Winnipeg Humane Society (WHS), se dit bouleversée par la mort de Ruby.

Les chiens, les enfants, les animaux sauvages et tout autre animal risquent d'être attrapés et tués par ces pièges, affirme-t-elle.

Nous coordonnons actuellement une campagne de sensibilisation aux dangers associés aux pièges mortels, indique la WHS.

Cathy Gagnon est soulagée que le propriétaire exprime des remords. Elle avoue toutefois vivre un deuil difficile et se questionne toujours sur l’utilisation des pièges pour les animaux.

Selon les informations de Ian Froese

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !