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L’éditeur Michel Brûlé au Brésil en attente de sa peine pour agression sexuelle

Michel Brûlé au palais de justice de Québec.

Michel Brûlé au palais de justice de Québec

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

De retour en cour mardi, l’éditeur Michel Brûlé a comparu par visioconférence depuis le Brésil. L’homme, qui a été déclaré coupable d'agression sexuelle, est en attente de sa peine.

Le juge de la Cour du Québec Sébastien Proulx a conclu en octobre que le fondateur de la maison d’édition Les Intouchables avait agressé sexuellement une femme venue lui présenter ses manuscrits en 2014.

Ni Michel Brûlé ni son avocat n'ont expliqué pourquoi il se trouve présentement à l’étranger. Il est actuellement en quarantaine au Brésil après avoir été déclaré positif à la COVID-19.

Quand rentrera-t-il?

M. Brûlé ne sait toujours pas quand il rentrera au pays. Je vais voir avec Air Canada quand je peux revenir. Là, il va peut-être falloir que je paye une chambre d’hôtel à 200 $ la nuit pour ma quarantaine au retour et ça ne me tente pas ben ben, a-t-il affirmé au tribunal.

Ottawa pourrait effectivement imposer une quarantaine obligatoire surveillée dans certains hôtels désignés, aux frais des voyageurs.

D’ici les observations sur la peine, Michel Brûlé doit rencontrer à deux reprises son agent de probation afin qu’un rapport présentenciel soit remis au tribunal.

Ce rapport vise à éclairer le juge sur l’individu et son risque de récidive.

En raison de la présence de Michel Brûlé à l’étranger et des périodes de quarantaine à respecter, l’accusé sera de retour en cour fin mai plutôt que mi-avril.

Jugement en appel

Le 12 novembre, Michel Brûlé a déposé, par l’entremise de son nouvel avocat, une requête pour permission d’en appeler de la sentence.

Le criminaliste Charles Brochu remplace ainsi Me Laurent Morin, qui représentait l’accusé lors du procès pour agression sexuelle.

La requête en appel contient quatre motifs d’appel, dont celui de verdict déraisonnable.

Outre les nombreuses contradictions soulevées dans le témoignage de la plaignante, le juge de première instance ne tient pas compte des invraisemblances du témoignage de la plaignante, peut-on lire dans la requête.

Michel Brûlé croit que les erreurs du juge de première instance lui ont causé un tort important.

Dans son jugement, Sébastien Proulx n'a pas tenu compte des propos contradictoires de la victime, expliquant que ses écarts de mémoire étaient liés à son état de panique à la suite de l'agression.

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