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Tests de dépistage rapides : répandus en Nouvelle-Écosse, rares au Nouveau-Brunswick

Un homme manipule un échantillon.

Tests rapides de dépistage de la COVID-19 le 25 novembre 2020 sur le campus de l'Université Dalhousie, à Halifax en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Les tests de dépistage rapides sont devenus monnaie courante en Nouvelle-Écosse, où l’on recense une poignée de cas actifs de COVID-19. Même si la province voisine du Nouveau-Brunswick gère actuellement une flambée d’infections, elle hésite toujours à recourir à ces tests à grande échelle dans sa lutte contre la pandémie.

Les cliniques de dépistage rapide sont une partie importante de la stratégie anti-COVID-19 en Nouvelle-Écosse. La province maritime a utilisé ces tests fournis par Ottawa dans divers milieux, dont dans les bars et les universités.

Avec les tests rapides, on veut savoir ce qui se passe dans un secteur de la population avant que les gens ne commencent à développer des symptômes, a indiqué le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le Dr Robert Strang.

Si on attend que les gens aient des symptômes, on sera déjà deux semaines en retard à savoir ce qui se passe dans une communauté.

Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse

Être asymptomatique, un critère pour subir un test rapide

Pour être admissibles à un test rapide, les résidents de la Nouvelle-Écosse ne doivent pas afficher de symptômes de la COVID-19, indique la régie de santé Nova Scotia Health.

La régie précise sur son site web que ces tests antigéniques sont offerts aux personnes de 16 ans et plus, qui n'ont pas voyagé et qui n'ont pas visité un lieu à risque et n'ont pas été en contact avec un cas potentiel.

Problèmes de fiabilité

Pourtant, la médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, avance que les tests rapides qui sont disponibles en grande quantité au Canada, soit ID NOW et Panbio, sont inefficaces chez les personnes sans symptômes.

Les tests ID NOW et Panbio doivent être utilisés seulement sur des personnes symptomatiques. De plus, le test ID NOW peut seulement être utilisé sept jours après l’apparition des symptômes. Les deux tests ont des problèmes de fiabilité et peuvent donner de faux positifs ou de faux négatifs, a-t-elle expliqué en point de presse lundi pour justifier la faible utilisation de ces tests au Nouveau-Brunswick.

Les deux tests doivent avoir un [autre] test de validation. Alors nous allons les utiliser dans des contextes très précis, a-t-elle ajouté.

Une machine d'analyses ID NOW

Une machine d'analyses ID NOW

Photo : Radio-Canada

Une récente étude démontre qu'une vérification n'est plus nécessaire pour le test ID NOW. Elle le serait cependant toujours pour le test Panbio, qui présenterait des problèmes de fiabilité plus importants.

La Nouvelle-Écosse semble bien au fait de ces problèmes de fiabilité.

Il est important de noter qu’un résultat négatif n’est pas garanti, peut-on lire sur le site web de Nova Scotia Health.

Selon le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, les tests rapides servent surtout à jouer un rôle de surveillance dans la communauté.

On peut par la suite confirmer ce qui se passe avec des tests plus précis, a-t-il expliqué.

On ignore si la province a recours aux tests ID NOW ou Panbio.

Détecter les « super-propagateurs »

Un microbiologiste et infectiologue à l'Institut de cardiologie de Montréal suggère aux provinces d’utiliser davantage de tests rapides qu’elles ne le font actuellement. Selon le Dr Richard Marchand, les tests rapides peuvent être efficaces pour détecter la maladie chez des personnes présymptomatiques, que l’on appelle des super-propagateurs, puisqu’elles ont une charge virale très forte.

Les tests antigéniques ne sont pas très sensibles, mais ils sont capables de détecter les pires sécréteurs en quelques minutes.

Dr Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue

Si on veut faire du diagnostic, c’est une chose, mais quand on veut faire de la gestion de risque, c’est une autre. On peut rêver à l'abstinence, mais à partir du moment où l'on sait que certaines choses vont survenir pareil, il vaut mieux mettre une stratégie pour réduire ce risque, explique le Dr Marchand.

Lors de ses dernières séances de dépistage rapide du 15 au 21 janvier, la Nouvelle-Écosse a effectué 918 tests à Halifax, Bridgewater, Wolfville et Millbrook.

Prochaines cliniques de dépistage rapide en N.-É.

  • Mercredi de 13 h à 18 h au St. Theresa’s Hall, 285, chemin Peters à Sydney
  • Jeudi de 13 h à 18 h, au complexe des Jeux du Canada de l’Université du Cap-Breton à Sydney
  • Vendredi de 13 h à 19 h au centre Amelia Saputo de l’Université Saint-François-Xavier à Antigonish
  • Samedi de midi à 18 h au centre Amelia Saputo de l’Université Saint-François-Xavier à Antigonish

Avec des informations de Paul Légère et Michel C. Auger

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