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Montréal réclame à Ottawa de décriminaliser la possession simple de drogue

La salle du conseil municipal.

Montréal emboîte le pas à Toronto et Vancouver, et demande à Ottawa de décriminaliser la possession simple de drogue pour usage personnel.

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

Radio-Canada

C'est par un vote de 47 pour et 13 contre que le conseil municipal de Montréal a adopté, mardi, une motion demandant au gouvernement fédéral de décriminaliser la possession simple de drogue pour usage personnel.

Les élus municipaux se sont prononcés sur une motion qu'avait présentée le conseiller indépendant de Snowdon, Marvin Rotrand.

Plus tôt, mardi, le conseiller Rotrand avait reçu, par lettre, l'appui de la Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal.

Celle-ci soutient que la décriminalisation de la possession simple de drogue s'avère nécessaire alors que Montréal connaît, depuis le début de la pandémie, une augmentation marquée du nombre de surdoses et de décès liés aux drogues.

En adoptant pareille motion, l'administration de Valérie Plante ajoute sa voix à celles de Toronto et de Vancouver, qui ont adopté des résolutions demandant des exemptions à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.

Lundi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s'était dit favorable à la décriminalisation de la possession simple de drogue.

Réduire la judiciarisation

Dans sa lettre à Marvin Rotrand, Mylène Drouin a affirmé que le fait de décriminaliser la possession simple de drogue pourrait réduire la judiciarisation des personnes qui utilisent ces drogues, diminuer leur stigmatisation et favoriser leur accès à des traitements.

La Dre Drouin rappelle que la pandémie de COVID-19 entraîne pour les utilisateurs de drogue montréalais des impacts collatéraux importants. Elle fait valoir que, depuis les débuts de la vigie montréalaise des surdoses, en 2016, jamais n'a-t-on enregistré autant de décès par surdoses que durant les mois de juin, juillet et octobre 2020.

La proposition soumise par le conseiller Rotrand, appuyée par des groupes communautaires de la métropole, n'est pas une idée nouvelle. Elle a notamment été mise en oeuvre au Portugal.

Toutefois, en septembre dernier, le premier ministre du Canada avait affirmé que la décriminalisation des drogues n'était pas la solution miracle.

Justin Trudeau préconise d'autres options, comme l'établissement d'un approvisionnement sûr en drogues pour les toxicomanes.

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