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Plusieurs pays restreignent les voyages internationaux, le Canada hésite

Un long couloir de l'aéroport de Francfort, en Allemagne, est pratiquement désert. Une dame masquée marche.

L'aéroport de Francfort, plaque tournante du transport aérien en Allemagne, pourrait de nouveau être déserté par ses vols internationaux.

Photo : Associated Press / Michael Probst

Radio-Canada

Alors que le Canada tarde à faire connaître sa position quant à l'imposition de nouvelles restrictions des voyages internationaux, la Belgique va emboîter le pas à Israël et aux pays de l'Océanie qui ont durci leurs mesures.

L'Allemagne envisage, de son côté, d'interrompre les vols vers son territoire pour tenter de juguler la pandémie et d'éviter la propagation de nouveaux variants potentiellement plus dangereux.

Mardi, le ministre allemand de l'Intérieur, Host Seehofer, a déclaré au quotidien Bild que le danger représenté par les différentes mutations de virus exige que nous examinions et discutions au sein du gouvernement de mesures draconiennes.

Il a notamment évoqué des contrôles aux frontières plus stricts, en particulier avec les zones considérées comme à très haut risque, mais aussi la réduction du trafic aérien à destination de l'Allemagne à presque néant, comme le fait actuellement Israël.

Angela Merkel, debout, discute avec le ministre de l'Intérieur de l'Allemagne Horst Seehofer, qui est assis. Derrière eux, on aperçoit d'autres membres du gouvernement allemand.

La chancelière allemande Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur Horst Seehofer (à gauche) envisageraient de suspendre les vols internationaux à destination de l'Allemagne (archives).

Photo : Associated Press / John MacDougall

Depuis lundi, Israël impose en effet de sévères restrictions sur les vols internationaux, et ce, au moins jusqu'à dimanche. C'est la première fois depuis le début de la pandémie que le pays interdit à ses propres citoyens d'entrer au pays, mentionne le quotidien The Times of Israel.

En vertu de l'ordonnance du gouvernement, tous les vols commerciaux sont interdits à l'aéroport international Ben Gourion. Des exceptions sont faites pour les avions-cargos, les vols d'urgence et les avions qui traversent l'espace aérien israélien sans atterrir. Les vols au départ de l'aéroport sont également annulés. Seuls ceux qui voyagent pour des soins médicaux, des procédures judiciaires, les funérailles d'un parent ou des raisons essentielles sont exemptés.

Mercredi, la Belgique fera de même en allant plus loin que les recommandations européennes. Alors que les recommandations européennes ne parlent que de décourager très fortement les voyages non essentiels, la Belgique va plus loin en introduisant une interdiction de ces déplacements, note le journal Le Soir.

En Belgique, les restrictions s'étendront du 27 janvier au 1er mars, sauf en ce qui concerne 11 catégories, dont les voyages professionnels, diplomatiques, humanitaires, liés aux études et à un déménagement, les soins à apporter aux animaux, ainsi qu'en ce qui a trait aux travailleurs transfrontaliers. Cette quasi-fermeture des frontières est aussi bien aérienne que terrestre et maritime.

Rappelons que la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont déjà adopté ce genre de mesures depuis le début de la pandémie et n'ont pas exprimé l'intention de les assouplir dans un avenir proche.

Je pense que nous passerons la majeure partie de cette année avec des restrictions encore importantes aux frontières.

Brendan Murphy, administrateur en chef de la santé publique australienne

L'Arabie saoudite, de son côté, a annoncé dimanche la levée de l'interdiction de tous les vols internationaux ainsi que de l'entrée par voie terrestre et maritime. Ces mesures étaient en vigueur depuis le 20 décembre et visaient à maîtriser la propagation du virus dans le royaume, qui compte désormais moins de 2100 cas actifs.

Le Canada consulte

Le gouvernement du Canada jongle pour sa part avec la possibilité d’imposer des tests rapides aux voyageurs revenant au pays ainsi qu’une quarantaine obligatoire surveillée dans certains hôtels supervisés, aux frais des voyageurs.

En conférence de presse mardi, le premier ministre Justin Trudeau s'est contenté de confirmer que des mesures seront annoncées « très bientôt ».

Interrogé sur ce qui empêchait le gouvernement d'agir plus rapidement dans ce dossier, M. Trudeau a évoqué la nécessité de ne pas interrompre les chaînes d'approvisionnement du pays.

Une réponse qui n'a pas plu à son homologue du Québec, François Legault. Je ne comprends pas pourquoi c'est si long pour prendre ce genre de décision, a déclaré en conférence de presse M. Legault au sujet des séjours supervisés dans des hôtels.

Si la Sûreté du Québec peut désormais frapper à la porte des vacanciers en quarantaine à la place de la Gendarmerie royale du Canada, elle ne peut pas délivrer de contravention.

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada, qui représente les quatre plus grandes compagnies aériennes nationales et internationales du Canada, soutient plutôt la proposition du premier ministre de l'Ontario de procéder à des tests à l'arrivée.

En se référant à une baisse des vols allant de 80 % à 90 % et à la faible part des cas de COVID-19 liés aux voyages, le Conseil a affirmé dans un communiqué que l’application d’un deuxième test à l’arrivée, en plus de la recherche des contacts et l’application des mesures de santé publique, annule la nécessité d’adopter des "hôtels de quarantaine obligatoires".

Le CNLA a rappelé que le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir apporté de soutien ciblé à son industrie aérienne.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Le Soir

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