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La possibilité que le variant britannique se « répande au Québec est très élevée »

Un technicien de laboratoire avec un masque.

Un technicien de laboratoire travaille à séquencer le génome du virus SRAS-CoV-2 afin de vérifier si un variant est présent au laboratoire du Centre de contrôle des maladies infectieuses à Vancouver.

Photo : Ben Nelms / CBC

La propagation du variant britannique du coronavirus sera difficile à éviter au Québec, selon un spécialiste en épidémiologie de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Pour le moment, il y a très peu de cas liés au variant britannique au Canada. On en compte une quarantaine et le nouveau virus est surtout présent en Ontario.

Le médecin épidémiologiste de l’INSPQ et professeur à l’Université Laval Gaston de Serres croit que c’est une question de temps avant que le variant britannique du coronavirus ne se propage au Québec.

C’est un phénomène mondial. Il est détecté un peu partout, aux États-Unis, dans certaines provinces canadiennes. C'est certain que la possibilité qu'il entre et se répande au Québec est très élevée, estime-t-il.

Gaston De Serres, médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec, lors d'une entrevue à son bureau.

Gaston De Serres est médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec.

Photo : Radio-Canada

Trois facteurs importants

Les spécialistes tentent de mesurer trois facteurs concernant ce variant : sa transmissibilité, sa virulence et sa capacité de contourner l'immunité générée par les vaccins.

Il semble clair que le variant britannique se transmet beaucoup plus facilement que la première version du virus.

Quand on le met en culture virale, il se développe très, très rapidement par rapport aux autres coronavirus qu'on a actuellement. Il a démontré une capacité à prendre la place, à occuper le terrain. Les Britanniques ont dû prendre des mesures particulières parce que leur nombre de cas était en croissance très rapide, a expliqué Gaston de Serres au micro de l'émission Première heure.

Par contre, le variant ne semble pas plus virulent, c’est-à-dire qu’il ne semble pas provoquer une proportion plus importante de décès ou d’hospitalisations, selon le spécialiste de l’INSPQ.

Effets sur les hôpitaux

Cependant, le système de santé pourrait tout de même être débordé si le variant britannique se faisait plus présent.

Si ce virus est plus transmissible, pendant qu'un premier virus réussit à infecter 80 personnes, peut-être que ce nouveau virus là réussirait à en infecter 100. Comme le nombre est plus grand, le nombre d'hospitalisations qui va avec augmente aussi, illustre Gaston de Serres.

Quatre petites bouteilles de verre contenant un liquide transparent.

Des fioles du vaccin de Moderna

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Vaccin efficace

L’entreprise pharmaceutique Moderna soutient que son vaccin est efficace pour lutter contre le variant britannique du coronavirus.

Ce que dit Moderna, c'est que quand on prend le sérum de personnes vaccinées et qu'on le met en présence du variant, on voit que le sérum, qui a des anticorps, réussit à le contrôler, mentionne Gaston de Serres.

L’épidémiologiste rappelle qu’un contrôle adéquat de la quarantaine des voyageurs qui arrivent de l’étranger et l’application des mesures sanitaires peuvent contribuer à ralentir l’arrivée et la propagation du variant britannique.

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