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Saskatoon approuve un règlement pour interdire les thérapies de conversion

Des drapeaux de la fierté gaie.

Des villes comme Vancouver, Edmonton, Lethbridge et Calgary ont déjà interdit ces thérapies. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Le conseil municipal de Saskatoon a approuvé la première version d'un règlement qui interdirait les thérapies de conversion.

Le règlement sera présenté par l’administration lors d’une prochaine rencontre du conseil municipal. Il devra faire l’objet de trois lectures avant d'être officiellement adopté. Parmi les 11 conseillers municipaux, seul Randy Donauer, du quartier 5, s’est opposé au règlement.

Les thérapies de conversion, ou thérapies de réorientation sexuelle, sont des interventions psychologiques ou spirituelles censées changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne, par le biais soit d'une thérapie par la parole, de médicaments ou d'une combinaison des deux.

Le règlement ferait en sorte qu’il serait illégal qu’une entreprise fournisse une thérapie de conversion. Toute personne fournissant une telle thérapie pourrait se voir infliger une amende de 10 000 $ pour les particuliers ou de 25 000 $ pour une entreprise.

Pour moi, le but de ce règlement est d’affirmer clairement que la Ville de Saskatoon s’oppose à ce que les habitants subissent un préjudice en raison de leur sexe, de leur identité sexuelle ou de leur expression.

Hilary Gough, conseillère municipale du quartier 2

Ces activités sont préjudiciables à nos résidents et ont lieu dans notre communauté, poursuit-elle en insistant sur le fait que les thérapies de conversion ne sont pas chose du passé et que les préjudices sont réels et durables.

Le gouvernement fédéral cherche également à interdire les thérapies de conversion, promettant de modifier le Code criminel pour en criminaliser certains aspects. Cependant, nul ne sait quand ce projet sera adopté.

Selon un titulaire de la Chaire de recherche du Canada pour la compréhension publique des jeunes minorités sexuelles et de genre à l’Université MacEwan, Kristopher Wells, il incombe à tous les gouvernements de jouer un rôle important dans l’interdiction de ces thérapies.

Chaque ordre de gouvernement dispose de pouvoirs et de recours différents, explique-t-il, estimant qu’un règlement constituerait un recours plus direct et immédiat plutôt qu’une accusation pénale, un processus qui pourrait prendre des années.

Si l’interdiction est officiellement adoptée, la Ville, dirigée par le maire Charlie Clark, rejoindrait d’autres villes de l’Ouest canadien, comme Vancouver, Edmonton, Lethbridge et Calgary.

Récemment, le Yukon est devenu le premier territoire canadien à interdire cette pratique.

Avec les informations de Mickey Djuric et de David Shield

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