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Reprendre les messes à dix personnes : chaque paroisse de la Mauricie fera son choix

Messe commémorative à la cathédrale pour souligner le 400e anniversaire de la toute première messe célébrée à Trois-Rivières.

Messe à la cathédrale de Trois-Rivières (Archives)

Photo : Radio-Canada / Valérie Houle

Radio-Canada

Le diocèse de Trois-Rivières, qui regroupe des paroisses de partout en Mauricie, laissera le choix à chaque communauté de décider si elle va reprendre les messes avec 10 personnes.

Dans un arrêté ministériel publié vendredi, le gouvernement Legault permet aux lieux de culte (églises, synagogues, temples, mosquées) de rouvrir partiellement leurs portes jusqu'à concurrence de 10 fidèles.

Les représentants du diocèse de Trois-Rivières se sont réunis lundi pour en discuter et ont décidé de laisser chaque paroisse décider si elle souhaite le faire ou non.

L’évêque auxiliaire du diocèse de Trois-Rivières, Pierre-Olivier Tremblay, souligne qu’organiser une messe pour une petite assistance nécessite tout de même beaucoup d’organisation et de temps. 

Il explique que la mise en place de mesures sanitaires, comme la désinfection des lieux, demande un travail important de la part des équipes pastorales qui sont composées de bénévoles.

Mgr Tremblay voit tout de même dans le décret du gouvernement une volonté de reconnaître la contribution des religions pour le bien commun. Il trouve toutefois que l’imposition d’une petite limite de fidèles peut créer des situations inconfortables.

C'est une ouverture, mais j'appellerai ça plutôt entrebâiller la porte d'un millimètre. On nous [donne la limite de] 10 personnes. Qu'est-ce qu'on fait quand c'est la 11e ou la 12e personne? En milieu d'église, on cherche toujours à avoir les portes ouvertes et à être là pour les gens, alors c'est difficile pour notre monde de dire : ''désolé, il n'y a plus de place pour toi ici''.

L'avocat de Trois-Rivières et membre de l’Opus Dei Jean-Éric Guindon croit que le nombre de fidèles admis devrait être ajusté en fonction de la capacité des lieux de culte.

Elle est où la science de 10 personnes?, se demande-t-il. Qu'il y ait 50 places, 200 places ou 2000 places dans un lieu de culte, c'est toujours 10 personnes, ce qui n'a aucun sens.

Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap prévoit, pour l'instant, maintenir la diffusion de ses messes sur Internet.

Succession de Mgr Luc Bouchard

Par ailleurs, en entrevue à l'émission En direct, monseigneur Pierre-Olivier Tremblay a réagi à l'annonce de la retraite de l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Luc Bouchard.

Il a affirmé qu'il serait ravi qu'on lui confie le rôle d'évêque de Trois-Rivières.

J'aime beaucoup Trois-Rivières, j'aime le milieu, j'aime les gens ici, alors si jamais on m'appelle à ce service-là, je vais être très heureux de le faire, a-t-il déclaré. Si c'est autre chose, je suivrai le chemin qui me sera ouvert.

Dans une basilique, un jeune évêque assiste à la cérémonie. Une foule se trouve derrière lui.

Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay, lors de son ordination.

Photo : Radio-Canada / Renaud de Repentigny

Il a expliqué que la décision finale sera prise par le pape François.

Avec les informations de Jacob Côté

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