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Le réseau social confidentiel Clubhouse s’ouvre au monde entier

L'écran d'un cellulaire affiche plusieurs applications, dont celle du réseau social Clubhouse.

Le réseau social souhaite se démarquer de la concurrence en misant sur la qualité des communautés créées sur sa plateforme.

Photo : AFP / Odd Andersen

Agence France-Presse

Le réseau social audio Clubhouse, qui réunit désormais près de 2 millions de personnes par semaine, veut passer à la vitesse supérieure en faisait une collecte de fonds qui pourrait lui donner une valeur de près de 1 milliard de dollars américains.

Nous voulons maintenant ouvrir Clubhouse au monde entier, ont déclaré les fondateurs du réseau social, Paul Davison et Rohan Seth, dans un communiqué publié dimanche qui annonce une nouvelle collecte de fonds.

Clubhouse a été lancée en mars dernier, de façon confidentielle, en phase test. En mai, aidée par les mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19, la plateforme de conférences et conversations audio en direct était fréquentée par quelque 1500 personnes et estimée à 100 millions de dollars américains.

Elle est désormais soutenue par 180 investisseurs, selon les deux fondateurs, et ce tour de table pourrait la rapprocher d'une valorisation de 1 milliard de dollars, d'après le site The Information.

Les fonds doivent permettre à Clubhouse de travailler sur une application pour Android, car le réseau social n'est accessible pour l'instant que sur invitation sur iOS.

Le réseau veut aussi changer d'échelle en ce qui a trait aux serveurs informatiques, pour éviter les messages d'erreur en cas d'affluence, et améliorer le service en général, du soutien technique aux fonctions de recherche pour aider les utilisateurs et utilisatrices à trouver les groupes et salons virtuels qui les intéressent.

Un réseau social qui mise sur la qualité de la communauté

Surtout, la plateforme prévoit de tester différentes méthodes pour rémunérer les créateurs et créatrices, c'est-à-dire les personnes qui organisent les différentes pièces, invitent leurs proches ou encore animent des émissions hebdomadaires plus ou moins interactives.

Clubhouse envisage de les faire payer directement par les utilisateurs et utilisatrices de la plateforme via des dons, des billets ou des abonnements.

Ce sont le cœur et l'âme du produit, a expliqué dans un communiqué Andrew Chen, investisseur du cabinet de capital risque Andreessen Horowitz.

L'équipe a ajouté des options pour modérer plus facilement les salons et les clubs, et travaille sur un modèle économique qui bénéficie à tous les créateurs et créatrices au fur et à mesure que la communauté grandit, a-t-il souligné.

Cette orientation contraste avec le modèle habituel des réseaux sociaux, fondé sur la publicité. L'expérience est centrée autour de la communauté et de la qualité, plutôt que sur les clics et le volume.

Andrew Chen, investisseur du cabinet de capital risque Andreessen Horowitz

Avec la croissance et l'ouverture à un public plus large, la plateforme doit aussi se préparer aux problèmes auxquels font face Facebook, Twitter et tous les autres : la modération des contenus et propos illégaux ou problématiques.

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