•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le SPVM favorable à la décriminalisation de la possession simple de drogue

Une personne fume de la drogue.

La police de Montréal préférerait ne plus avoir à mettre les menottes aux consommateurs dépendants à la drogue.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La police de Montréal est d'accord pour dire qu'il serait préférable de traiter les toxicomanes comme des malades que comme des criminels, un sujet sur lequel les élus municipaux devront se pencher sous peu.

Dans un courriel transmis à Radio-Canada lundi après-midi, le SPVM se dit favorable à la décriminalisation de la possession simple dans une optique de réduction des méfaits.

Cette démarche devrait toutefois s'accompagner de ressources et mesures complémentaires pertinentes (notamment en santé et pour l’accès aux soins), soutient-il.

C'est la première fois que la police de Montréal se dit ouvertement favorable à la décriminalisation de la possession simple de drogue.

Le SPVM emboîte ainsi le pas à l'Association canadienne des chefs de police, qui a pris position sur le sujet l'été dernier.

Le débat s'invite à l'Hôtel de Ville

Le conseil municipal de Montréal doit justement se pencher cette semaine sur cette question délicate.

Le conseiller indépendant de Snowdon, Marvin Rotrand, a rédigé une motion non partisane de quatre pages dans laquelle il demande que la Ville de Montréal ajoute sa voix à celles des villes de Toronto et de Vancouver afin de demander au gouvernement canadien de décriminaliser la possession simple de drogue pour usage personnel.

Sa proposition sera soumise au vote à la fin de la séance de cette semaine, probablement mardi matin.

M. Rotrand en entrevue.

Le conseiller indépendant de Snowdon, Marvin Rotrand, est le doyen du conseil municipal de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

L'idée de décriminaliser la possession simple de drogue n'est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, des groupes d’aide aux toxicomanes pressent Ottawa de mettre en place une telle mesure, car ils soutiennent que l’usage de substances illicites est d’abord et avant tout une préoccupation de santé publique et non de sécurité publique.

La Colombie-Britannique, qui est particulièrement touchée par la crise des opioïdes, a aussi exhorté en juillet dernier le gouvernement fédéral à s’inspirer du modèle portugais, qui a décriminalisé toutes les drogues en 2001.

Au début de septembre, le premier ministre Justin Trudeau a fait part de son opposition à cette requête. Dans une crise comme celle-ci, il n'y a pas de solution miracle, avait-il indiqué. M. Trudeau favorise d'autres options, comme l'établissement d'un approvisionnement sûr en drogues pour les toxicomanes.

Cette prise de position n’a toutefois pas empêché les conseillers municipaux de Vancouver d’adopter unanimement, à la fin de novembre, une motion réclamant d’Ottawa le pouvoir de décriminaliser la possession simple. Cette motion a d'ailleurs inspiré celle que propose Marvin Rotrand.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !