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Vols, prix à la hausse : les côtés sombres de l’engouement pour les animaux de compagnie

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Un chien se trouve dans le lit de son maître.

L'engouement pour les chiens ne s'essouffle pas.

Photo : iStock

Radio-Canada

La vague d’intérêt pour les animaux de compagnie, surtout les chiens, ne s’essouffle pas. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les refuges d’animaux, mais cela a aussi des effets néfastes.

Accueillir un chien dans sa famille peut d'ailleurs ressembler à une mission impossible depuis le début de la pandémie. La Société protectrice des animaux de l’Estrie est souvent vide, et certaines animaleries et éleveurs de chiens peinent à répondre à la demande. Face à cet engouement, les prix explosent.

Plusieurs citoyens tentent aussi d'acheter des chiens à des particuliers en ligne, mais les prix demandés peuvent être exorbitants, selon la vétérinaire Isabelle Dion.

Les chiens qu’on trouverait en refuge sont deux, trois, quatre fois le prix d’un chiot qui proviendrait d’un élevage reconnu. C’est vraiment indécent comme prix en ce moment, les gens se font avoir.

Dre Isabelle Dion, vétérinaire
Ils jouent.

Alors qu'il était possible d'acheter un chiot mixte pour quelques centaines de dollars, la rareté fait en sorte qu'ils se vendent parfois maintenant jusqu'à 2000 dollars sur les sites en ligne.

Photo : Radio-Canada

Appât du gain

Dans ces circonstances, certains citoyens craignent que l’appât du gain incite des personnes mal intentionnées à voler des animaux de compagnie pour les revendre. Plusieurs cas de vol ont d’ailleurs été médiatisés au cours des dernières semaines.

C’est une crainte que partage Anne-Sophie Lantagne, du Canton de Hatley, dont le berger australien a disparu le 20 janvier. Elle croit qu’il a pu être volé pendant un moment d'inattention.

Ma sœur a pris mon chien et est allée à l’écurie comme elle le fait tous les jours. Elle est rentrée deux minutes pour rentrer son cheval. Quand elle est ressortie, mon chien et le chien de ma grand-mère étaient partis. Le chien de ma grand-mère est revenu, mais pas le mien, relate-t-elle.

Anne-Sophie Lantagne et sa chienne.

Anne-Sophie Lantagne et son chien. Elle croit qu'il a été volé.

Photo : Radio-Canada

Malgré les recherches, sa famille ne l’a pas retrouvé. Elle scrute maintenant les sites de revente comme Kijiji pour voir si elle pourrait le reconnaître. Elle a aussi partagé une publication sur Facebook pour demander à ses concitoyens de garder l'œil ouvert.

Les gens qui volent les chiens, on dirait qu’ils ne comprennent pas que c’est un membre de la famille. Je passe mes journées avec, surtout avec le confinement, je vais toujours marcher avec. Et là, il n’est plus là, donc pour toute la famille, ça fait vraiment un grand vide, lance-t-elle en retenant ses larmes.

Pénurie de vétérinaires

L’engouement pour les animaux de compagnie fait aussi en sorte que certains vétérinaires se retrouvent surchargés.

Depuis quelques semaines, on ne prend plus de nouveaux clients, car on n’a pas les effectifs requis pour le faire. Il y a un achalandage vraiment important associé à l’adoption des dernières semaines [...]. Ceux qui vont payer le prix, c’est nos petits patients, nos animaux, avec la diminution des effectifs, se désole la Dre Isabelle Dion.

Selon elle, sa clinique est loin d'être la seule au Québec à avoir pris cette décision, alors qu’il manque de main-d’œuvre.

Elle croit que plus de vétérinaires devront être formés pour répondre à la demande.

D'après les informations de Thomas Deshaies

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