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Des accusations portées après une manifestation antimasque à Moncton

Des policiers au milieu de manifestants brandissant des pancartes devant l'hôtel de ville de Moncton.

Des manifestants antimasques le 24 janvier 2021 à Moncton, au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Plusieurs personnes ont été accusées après une manifestation antimasque à Moncton dimanche.

La GRC a arrêté au moins cinq personnes, qui ont comparu au tribunal provincial à Moncton par téléphone, lundi.

Ces arrestations surviennent alors que la police a averti qu'elle allait sévir à l'égard des manifestants antimasques.

Deux accusations de nature criminelle

Les cinq personnes accusées ont reçu une contravention en vertu de la Loi sur les mesures d'urgence pour avoir présumément participé à un rassemblement de plus de cinq personnes sans porter de masque.

Un homme de 29 ans de Nackawic, Jonathan Rossiter, ainsi qu'une femme de 49 ans de Moncton, Dawn Teakles, doivent répondre à des accusations d'agression contre les forces de l'ordre et d'entrave au travail policier.

Groupe de manifestants et quelques policiers de la GRC.

Le 24 janvier 2021 devant l'hôtel de ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick, des gens manifestent contre le port du masque pendant la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Le procureur de la Couronne, Rémi Allard, a d'abord déclaré à la juge Luce Mathurin qu'il s'opposait à leur libération et qu'il souhaitait avoir le temps d'examiner leur dossier plus en détail.

Plus tard en journée lundi, il a affirmé qu'il consentirait à leur libération à certaines conditions, dont l'obligation de ne pas s'approcher de l'hôtel de ville de Moncton, où la manifestation a eu lieu.

On ne peut même plus se rassembler de manière pacifique?, a demandé Dawn Teakles à la juge.

La juge lui a alors dit qu'elle ne pouvait répondre à cette question et lui a conseillé de consulter un avocat.

C'est un emprisonnement illégal

Jonathan Rossiter a dit à la juge qu'il avait une exemption médicale lui permettant de ne pas porter de masque. D'autres personnes accusées ont aussi fait cette affirmation.

Un homme sans masque discute avec deux policiers portant un masque.

Le 24 janvier 2021 devant l'hôtel de ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick, des gens ont manifesté contre le port du masque pendant la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

L'homme de 29 ans a lancé qu'il ne faisait pas partie de la manifestation et qu'il était seulement présent pour la filmer.

Quand la juge lui a expliqué qu'il était accusé en vertu de la Loi sur les mesures d'urgence, il a rétorqué qu'il n'y a pas d'urgence.

Tout ce que vous dites est faux, c'est pathétique, a-t-il affirmé, en menaçant déposer une plainte contre les policiers concernés.

C'est un emprisonnement illégal [...] Tout ce que vous faites est illégal, bande de criminels, a-t-il fulminé.

Un homme de 54 ans de Riverview, David West, un homme de 54 ans de Bathurst, Nicholas DeAngelis, et une femme de Bathurst de 31 ans, Britney Green, ont tous écopé d'une amende en vertu de la Loi sur les mesures d'urgence.

Ils demeurent tous en détention provisoire jusqu'à leur audience de mise en liberté sous caution, jeudi.

D'après le reportage de Shane Magee, CBC

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