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Psychologues recherchés en Abitibi-Témiscamingue

Une adolescente dans un escalier, elle a la tête dans ses propres bras.

Il faut plus d'un mois pour voir un psychologue dans le réseau public en Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Getty Images / AngiePhotos

Désiré Kafunda

Rencontrer un psychologue ne se fait pas du jour au lendemain lorsqu'on a un problème de santé mentale. La pénurie de psychologues dans le réseau public est aussi une réalité en Abitibi-Témiscamingue, alors qu’il faut souvent attendre plus d’un mois pour voir un professionnel.

Le chef de service responsable de l’attraction de la main-d'œuvre pour le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), Vincent Béland, confirme qu’il y a pénurie de psychologues dans le réseau public de la région.

Le portrait actuel au niveau du CISSS-AT, ce sont 36 postes de psychologues [à pourvoir dans] l’organisation. Donc sur ces 36 postes-là, il y en a en fait 26 qui sont comblés présentement par des psychologues ou sur lesquels on a des remplacements d’assignation. Donc ce sont 10 postes vacants qui sont à combler présentement dans l’organisation, explique-t-il.

Les postes à combler touchent les programmes de santé mentale et dépendance, la jeunesse et la déficience intellectuelle, déficience physique et troubles du spectre de l’autisme, ajoute-t-il.

Les temps d’attente pour rencontrer un psychologue sont différents en fonction du programme, comme l’explique la directrice intérimaire des programmes santé mentale et dépendance au CISSS-AT, Krystina Sawyer.

Si on prend la santé mentale jeunesse et la protection de la jeunesse, c'est environ 43 jours d’attente à partir du moment où la personne a été inscrite sur une liste d’attente jusqu’à son premier rendez-vous avec un psychologue, souligne-t-elle.

Quant à la santé mentale adulte, en fonction de la gravité de leur situation, les patients peuvent se retrouver dans le programme première ligne ou seconde ligne. La seconde ligne offre des services plus spécialisés aux patients qui en ont besoin.

Si on part de la première ligne, j’ai un délai d’à peu près deux mois et 15 jours pour avoir un rendez-vous en psychologie [...] et j’ai un délai d’un mois et 19 jours pour la deuxième ligne, en moyenne bien évidemment, pour avoir des rencontres avec un psychologue, précise Mme Sawyer.

Pistes de solutions

S’il y a eu des postes qu’on ne réussit pas à pourvoir, on va aller au privé chercher un psychologue pour nous aider, pour être en mesure de répondre au besoin pour une courte période jusqu’à ce qu’on soit en mesure de lever le poste, indique la directrice intérimaire des programmes santé mentale et dépendance au CISSS-AT.

Elle parle également de nouvelles façons de travailler afin de soutenir les patients en attendant qu’ils aient accès à un psychologue. Tu as un besoin, est-ce que l'on peut répondre à ce besoin autrement, le temps que tu sois en attente par rapport à un psychologue, pour éviter que ta situation se détériore et qu’on soit en mesure de bien te prendre en charge. Donc on va parler de l’intervention par étapes plutôt que "je suis en attente pour voir un psychologue et puis il n’y a rien qui se passe pendant ce temps-là".

Le pavillon d'un centre de santé et de services sociaux.

Le CISSS-AT, pavillon Gabrielle Laramée (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Le chef de service de l’attraction de la main-d'œuvre pour le CISSS-AT, Vincent Béland, lance quant à lui un appel aux étudiants en psychologie de l’extérieur de la région. Selon lui, les parents et amis d’étudiants en psychologie devraient les référer au CISSS-AT.

Pour qu’on puisse leur expliquer quelles sont les opportunités, les possibilités. Les programmes d’internat qu’on développe présentement également qui devraient être une belle alternative pour eux. Et même les programmes de bourses effectivement, précise-t-il.

Quand on parle d’une bourse de 30 000 $, c’est non négligeable. Donc ce sont des choses dont on peut discuter avec eux, faire en sorte de leur faire valoir les plus-values de venir pratiquer en région, conclut-il.

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