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Reprise des cas de COVID-19 à Arviat

Le Dr Michael Patterson lors d'un point de presse à l'Assemblée législative du Nunavut.

Le médecin hygiéniste en chef du Nunavut a donné plus de détails, lundi, sur les nouveaux cas de COVID-19 à Arviat qui ont été enregistrés au cours de la fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Radio-Canada

Après une accalmie de plusieurs semaines, la communauté d’Arviat, dans le sud du Nunavut, est à nouveau sur la corde raide. Depuis vendredi, 17 nouveaux cas de COVID-19 y ont été détectés.

Lundi matin, les autorités sanitaires ont annoncé la présence de deux nouveaux cas dans cette communauté de quelque 2500 habitants. Tous les cas actifs sont asymptomatiques et plusieurs d’entre eux se trouvent au sein de différents ménages.

Cette situation a des airs de déjà-vu pour cette collectivité, la plus touchée par la pandémie sur le territoire. Elle a recensé environ 80 % des 282 cas actifs détectés depuis l’automne.

Le gouvernement territorial tente de déterminer, par traçage de contacts, les raisons expliquant la reprise des cas.

Le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, y voit deux hypothèses possibles. Il croit que la COVID-19 n’a peut-être jamais complètement quitté Arviat, ou que la maladie s’est introduite à nouveau dans la communauté.

L’information que nous avons à présent nous laisse croire que les nouveaux cas de COVID-19 à Arviat sont liés à des rassemblements, a-t-il suggéré en point de presse.

Les autorités estiment que l’épidémie de cas à Arviat, l’automne dernier, leur a donné une meilleure compréhension des espaces où la maladie est la plus susceptible de se propager.

La transmission dans une communauté est très souvent associée à des rassemblements entre des personnes issues de différents ménages, plutôt que dans des lieux de travail ou d’autres espaces, a-t-il précisé. Donc nous allons tenter de modifier notre approche, de sorte à maintenir ces chiffres le plus bas possible et de restreindre les bulles familiales.

Retour des restrictions

Une équipe d’intervention rapide appuie actuellement à distance les huit infirmiers du centre de soins de santé d’Arviat. Elle sera déployée sur place d’ici les 24 prochaines heures.

Pour le moment, les autorités jugent qu’il n’y a pas de transmission communautaire, puisqu’elles ont pu établir un lien entre les 17 cas positifs.

Pour éviter que la situation s’aggrave à nouveau, elles ont annoncé la fermeture des écoles ainsi que la fermeture des bâtiments et des commerces offrant des services non essentiels. Il est aussi interdit de voyager vers Arviat et en provenance de cette communauté, sauf exception, et une nouvelle limite de cinq personnes est imposée sur les rassemblements intérieurs, ce qui exclut les membres du logement concerné.

Les déplacements médicaux vers Iqaluit et Rankin Inlet ont également été suspendus. Les patients qui ont besoin de soins médicaux précis seront pour le moment envoyés à Winnipeg.

Nous demandons également à tous ceux qui ont quitté Arviat depuis le 19 janvier de surveiller leurs symptômes 14 jours suivant leur départ, a déclaré le Dr Patterson.

Un avion à l'aéroport d'Iqaluit.

Les vols d'Arviat vers Iqaluit sont suspendus jusqu'à nouvel ordre.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Vaccination en cours

La campagne de vaccination se poursuit à Arviat. Jusqu’à présent, environ 69 % des adultes admissibles dans cette communauté ont reçu leur première dose de vaccin, selon le ministère de la Santé.

En point de presse, les autorités ont réitéré l’importance de recevoir la deuxième dose pour une meilleure protection contre des complications.

Le taux d’efficacité du vaccin de Moderna est d’environ 80 % pour la première dose, contre 94 % pour la deuxième.

Les autorités s’attendent toujours à recevoir une cargaison de 6000 vaccins à la mi-février.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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