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École Greenwood : des parents souhaitent l’annonce du début des travaux

La façade extérieure en béton de l'École Greenwood.

Le Conseil scolaire Viamonde est propriétaire de l'École Greenwood à Toronto depuis février 2020.

Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

Des parents espèrent que le Conseil scolaire Viamonde profitera de sa rencontre d’information de mardi soir pour dévoiler un échéancier ferme d’ouverture de son école secondaire dans l’est de Toronto.

La rencontre virtuelle doit débuter à 18 h 30 et faire le point sur l’état du projet et les différents services qui pourraient être offerts aux élèves.

Je veux vraiment une assurance que cette école va ouvrir bientôt. Beaucoup d’amies de mes filles ont déjà quitté le Conseil Viamonde pour des écoles anglaises. Ceci est triste, explique Robin Joly, qui a une fille à l’École élémentaire La Mosaïque et l'autre au Collège français.

[On veut] savoir quand la construction va commencer, quand la construction va finir, ajoute Marguerite Schabas, mère de quatre garçons qui fréquentent tous des écoles de Viamonde.

Quand ils ont eu la subvention du gouvernement il y a trois ans, on s’attendait à ce que le projet commence, ajoute-t-elle.

Elle aurait voulu que son fils, qui est maintenant en sixième année, puisse fréquenter la nouvelle école.

Elle constate que l’immeuble ne sera pas prêt pour la rentrée scolaire en septembre. Très, très décevant. On nous avait dit que cette cohorte d’enfants serait probablement la première.

Viamonde a reçu 16 millions $ de la province en 2018 pour rénover l'école, mais a dû attendre environ deux ans avant d'obtenir du financement pour faire l'achat du bâtiment. Il en a fait l'acquisition en février 2020.

Michelle Miller-Guillot, mère de trois garçons à l’École élémentaire La Mosaïque, s’impatiente quand même. En 2018, on nous a dit que Greenwood, c’était l’option A, parce que le délai pour l’ouverture était de trois ans. C’était en 2018. On attend toujours.

J’aimerais qu'une école soit là dans les deux ans, mais je vois qu’aucune pelle n’a été mise au sol.

Michelle Miller-Guillot, mère et membre de la Coalition de Parents pour une école secondaire de quartier (PESQ)

Elle espère aussi obtenir une mise à jour sur les programmes scolaires spéciaux que pourrait offrir l’école et sur la possibilité d’une entente avec la Ville de Toronto pour que les élèves puissent utiliser le parc municipal Felstead, de l’autre côté de la rue.

Les poteaux d'un but de soccer, sans filet, au centre d'un parc municipal.

Le parc municipal Felstead a des terrains sportifs que les futurs élèves de l'école pourraient utiliser.

Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

Il s’agit d’un enjeu important pour plusieurs parents, étant donné que l’école n'a pas de cour ni de terrains sportifs.

Je ne sais pas si un enfant aurait envie d’aller dans une école qui n’a pas d’espace vert, ajoute Michelle Miller-Guillot. Elle affirme qu’elle n’hésitera pas à inscrire ses garçons dans une école anglophone si celles qui offrent une éducation en français ne leur conviennent pas.

Viamonde avare de détails

Le Conseil scolaire Viamonde a refusé de nous accorder une entrevue au sujet du projet.

Nous partagerons les informations sur la future école située dans l’est de Toronto avec la communauté scolaire le 26 janvier, a répondu par courriel la porte-parole de Viamonde, Julie Vanghelder.

Viamonde a présenté plusieurs améliorations à l’ancienne école anglaise pour répondre aux doléances des parents. Le Conseil propose par exemple d’agrandir le gymnase et d'aménager une cour avec des terrains de basketball sur le toit.

Un croquis d'un édifice.

Un croquis de la future école secondaire Greenwood, dans l'est de Toronto

Photo : Conseil scolaire Viamonde

Le Conseil dit aussi avoir incorporé au projet un décloisonnement entre la bibliothèque et la cafétéria, l’ajout de gradins mobiles et la mise en place de salles à usages multiples.

Des négociations sont aussi en cours avec la Ville de Toronto pour l’utilisation du parc Felstead.

La Ville de Toronto confirme avoir rencontré Viamonde à plusieurs reprises depuis octobre dernier, après une pause dans les échanges à ce sujet.

Aucune entente n'a été conclue, toutefois les discussions sont toujours en cours, écrit la porte-parole de la Ville, Deborah Blackstone, dans un courriel.

Radio-Canada a tenté d’en savoir plus sur l'état de la situation en faisant une demande d’accès à l’information pour obtenir un exemplaire des échanges de courriels des dirigeants au sujet de l’école.

Le Conseil scolaire Viamonde a envoyé plus de 600 pages de documents, dont le contenu a été majoritairement caviardé.

Le Conseil scolaire explique qu’en vertu de la loi, des sections qui contiennent des renseignements personnels, mais aussi des informations confidentielles qui relèvent toujours du huis clos et/ou qui pourraient nuire au succès du projet ont été masquées.

Radio-Canada a fait appel devant le Bureau du commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario.

Le recours aux tribunaux

La Coalition de Parents pour une école secondaire de quartier (PESQ), qui milite pour obtenir une école équivalente à celles des anglophones, promet de poursuivre sa lutte si le projet présenté mardi par Viamonde ne correspond pas à ses attentes.

Nous avons bien hâte de savoir comment ils vont rendre cette école équivalente, sinon on se regroupera et on étudiera nos options pour obtenir l’équivalent pour les francophones, affirme Heidi Pospisil, membre de la Coalition.

Heidi Pospisil dans son jardin à Toronto.

Heidi Pospisil raconte qu'elle milite depuis 2007 pour la création d'une école secondaire pour les francophones de son quartier.

Photo : Sylvie-Anne Jeanson

La Coalition PESQ a intenté un recours judiciaire contre la province, en 2017, pour obtenir une école équivalente. L’affaire est toujours en cours.

C’est notre droit constitutionnel et la Cour suprême vient l’appuyer, et on espère que le gouvernement va s’impliquer pour aider les conseils scolaires à fournir aux francophones les écoles qui leur sont dues.

Heidi Pospisil, membre de la Coalition PESQ

Elle fait référence à la victoire des parents francophones de la Colombie-Britannique devant la Cour suprême dans une cause sur le financement de l’éducation en français.

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