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19 recommandations pour améliorer la gestion de la COVID-19

Un couple vu de dos regarde une aînée à travers une vitre.

En Colombie-Britannique, plus de 650 personnes sont décédées dans des établissements de soins de longue durée depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Dans un rapport commandé par la Colombie-Britannique sur l’impact de la pandémie dans les centres de soins de longue durée, le cabinet d’audit EY note entre autres que la province doit améliorer la surveillance et les communications auprès des centres de soins de longue durée.

Le taux d’infection et de mortalité lié à la COVID-19 dans les centres de soins de longue durée est moins élevé en Colombie-Britannique que d'autres provinces, souligne le rapport rendu public lundi (Nouvelle fenêtre)

Il présente toutefois 14 recommandations à court terme et cinq à long terme pour le secteur. La gouvernance et la prise de décisions, les politiques, les opérations et la main-d'œuvre dans les établissements de soins de longue durée ont été analysés. 

La firme constate par exemple que les directives politiques pouvaient être confuses, incohérentes ou manquant de détails .

Les principales politiques et attentes provinciales devraient être diffusées de manière uniforme d'une région à une autre, note le rapport. Le document mentionne aussi que la province doit tenir compte des contraintes opérationnelles avant de sortir publiquement certaines mesures. La firme croit également que la province doit continuer d'évaluer les lignes directrices limitant les sorties des résidents et les visites essentielles.

Dans le secteur des opérations, EY recommande qu’un plan d’intervention sur la façon de répondre aux éclosions soit mis en place dans toutes les Autorités sanitaires, en cas de pandémie. 

L’Association des centres de soins de la province affirme qu’il y avait beaucoup de confusion dans la gestion de la pandémie. Il y avait pas mal de confusion autour des politiques. Une régie de santé faisait les choses d'une certaine façon, une autre régie faisait autre chose , le président-directeur général Terry Lake.

Des bons coups soulignés

Le rapport fait aussi l’éloge de décisions comme celle de limiter les employés des centres de soins à travailler sur un seul site ou encore celle de réduire les visites dans ces établissements. 

Le mandat était d’identifier la manière dont la province a géré des éclosions de COVID-19 dans les foyers de soins, mais aussi la façon dont le virus a pu se propager dans différents établissements.

Plus de quarante intervenants du milieu ont été consultés dans le cadre du rapport.

Je crois que tous les rapports qui nous permettent de revoir la manière dont nous avons géré [la COVID-19] et la manière dont nous pouvons nous améliorer sont une bonne chose , souligne la représentante des aînés de la province Isobel Mackenzie.

Isobel Mackenzie, la représentante des aînés de la Colombie-Britannique, est debout dehors avec son mateau un foulard et des lunettes.

Isobel Mackenzie, la représentante des aînés de la Colombie-Britannique

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Toutefois, ce rapport couvre la première vague de la pandémie en Colombie-Britannique et la deuxième vague semble être très différente, ajoute Mme Mackenzie. Je crois qu’on doit regarder l’ensemble de la pandémie ; nos bons coups et les endroits où l'on aurait pu faire les choses mieux ou différemment.

La voix des familles

L’association des conseils familiaux de l'île de Vancouver aurait souhaité une plus grande représentation des familles dans le cadre de ce rapport. Ce qui m’a sauté aux yeux, c’est le manque de consultation avec les familles dont un proche vit dans un centre de soins de longue durée pour obtenir des témoignages de leur expérience et leurs recommandations, soutient le président Kim Slater.

La représentante des aînés, Isobel MacKenzie, espère que la pandémie conduira à la création d’une entité qui représente les familles des résidents.   Je pense que nous avons besoin de faire cela. J'espère que ce sera un des legs de la pandémie.

Une publication tardive

Par ailleurs, des organisations participantes ont exprimé leur inquiétude quant aux raisons pour lesquelles le ministère de la Santé n'a pas rendu public le rapport indépendant plus tôt, alors que la Colombie-Britannique affronte une deuxième vague de COVID-19.

Nous avons été approchés en juillet, a indiqué Jennifer Lyle, la PDG de SafeCare BC.

Le rapport est terminé depuis octobre.

Selon le ministre de la Santé, Adrian Dix, le rapport n’est pas un examen des foyers de soins, mais a plutôt pour but d’identifier comment la province peut mieux les desservir.

En point de presse, le ministre a indiqué que le rapport n'a pas été publié plus tôt parce que les gens qui travaillent dans le domaine d'expertise travaillent d’arrache-pied . Il admet toutefois que sa publication aurait dû arriver plus tôt.

Je m’excuse, a dit Adrian Dix. En ce qui concerne les frustrations que les gens pourraient ressentir, il faut les mettre en contexte. En regardant le rapport, vous verrez que des actions ont été prises.

En Colombie-Britannique, environ les deux tiers des décès en raison de la COVID-19 sont liés aux foyers de soins de longue durée.

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