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Une poursuite de 1,3 milliard de dollars contre Rudy Giuliani

Rudy Giuliani, assis au côté d'une autre avocate du camp Trump, se retourne et inspecte la salle durant une audience visant à mettre en doute les résultats du vote au Michigan, le 7 décembre 2020.

L'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, a mené la campagne juridique visant à faire invalider l'élection présidentielle américaine dans certains États clefs.

Photo : La Presse canadienne / Mike Mulholland

Radio-Canada

L’avocat personnel de Donald Trump, qui a mené les recours juridiques visant à contester les résultats de l’élection américaine du 3 novembre dernier, est poursuivi pour diffamation par la compagnie Dominion Voting System.

Selon la poursuite déposée lundi matin, Dominion prétend que M. Giuliani a propagé un grand mensonge lorsqu’il a répété sur toutes les tribunes — sans fournir de preuves tangibles — que les systèmes de vote électroniques avaient été truqués pour favoriser les démocrates.

La compagnie, dont le siège social est situé à Denver, au Colorado, réclame à l’ancien maire de New York un montant de plus de 1,3 milliard de dollars américains.

Pour Dominion, aucune accusation ne pourrait entacher davantage son modèle d’affaires et sa réputation, qui sont basés sur l’intégrité, l’éthique et l’honnêteté, peut-on lire dans la poursuite. Les propos de M. Guiliani étaient calculés pour provoquer l’indignation, et ils ont réussi, causant ainsi à Dominion d’énormes torts, ajoute-t-on.

Devant la tempête créée par les allégations du camp Trump, Dominion affirme avoir dû investir plus d’un demi-million de dollars pour protéger ses employés contre le harcèlement et les différentes menaces proférées par des partisans de l’ancien président.

Un de ses employés, Eric Coomer, poursuit également l’organisation de campagne du républicain, affirmant avoir reçu de nombreuses menaces de mort et avoir dû quitter son domicile.

Rudy Giuliani s'adresse à une foule de supporters de Donald Trump. Il est debout devant un podium sur lequel est inscrit « Sauvons l'Amérique ». On voit la Maison-Blanche derrière lui.

Rudy Giuliani, lors du rassemblement pro-Trump du 6 janvier dernier. Il avait alors appelé à un « procès par combat » avant que les manifestants n'entrent dans le Capitole pour tenter de faire annuler la certification des résultats de l'élection présidentielle.

Photo : La Presse canadienne / Jacquelyn Martin

Giuliani menace de contre-attaquer

M. Giualini a réagi à cette action judiciaire dans une déclaration publiée sur le site d’une station de radio, qualifiant l’action judiciaire d’acte d’intimidation visant à empêcher la liberté d’expression ainsi que la capacité d’un avocat à défendre ses clients avec vigueur.

Il dit étudier la possibilité d’intenter une contre-poursuite pour violation des droits constitutionnels.

Rudy Giuliani a par ailleurs pris la parole le 6 janvier dernier lors du rassemblement de partisans de Donald Trump qui contestaient la légitimité des résultats de l'élection. Avant que les manifestants ne prennent d'assaut le Capitole, l'avocat les avait invités à se faire justice et avait parlé de son désir de voir l'élection se régler avec un procès par combat.

Suite à cet incident, un groupe d’avocats a demandé à l’État de New York de révoquer le droit de l’ancien maire de pratiquer le droit. Il a également évoqué comme argument les nombreuses théories du complot et affirmations infondées de fraude mises de l’avant par M. Giuliani.

La compagnie Dominion a intenté il y a quelques semaines un recours similaire contre Sidney Powell, une autre avocate de la campagne de l’ex-président.

Mme Powell, qui ne cache pas son allégeance aux théories complotistes du groupe QAnon, avait affirmé que des forces occultes du Venezuela étaient derrière la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles.

Ses affirmations n’ont jamais passé l’épreuve des faits et les différentes poursuites qu’elle a intentées ont toutes été rejetées en cour.

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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