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Les Métis de certaines régions de la Saskatchewan sont-ils plus exposés au cancer?

Une étude conjointe tentera de répondre à la question.

Capture d'écran montrant une conversation par vidéoconférence montrant 16 participants.

Pandémie oblige, les deux parties ont officialisé leur partenariat de façon virtuelle.

Photo : fournie par la Nation métisse de la Saskatchewan

Radio-Canada

La Nation métisse de la Saskatchewan et l'Agence du cancer de la Saskatchewan ont signé un accord qui permettra aux deux parties de déterminer si les Métis de certaines régions de la province sont plus exposés au cancer, à divers types de cancers ou à des formes de cancer plus rares.

La signature de l'accord, annoncée jeudi dernier, est l'aboutissement de plusieurs années de travail, a dit la ministre de la Santé et du Bien-être de la Nation métisse de la Saskatchewan, Marg Friesen. Il s’agit maintenant de parler plus précisément d'une stratégie spécifique de lutte contre le cancer pour les Métis.

Marg Friesen a ajouté que l’accord permet aux deux parties d’utiliser les données sur la santé afin de déterminer quelle est exactement l’expérience des Métis de la Saskatchewan en matière de cancer. Ces informations seront ensuite utilisées, a-t-elle précisé, pour élaborer des stratégies ciblées et adaptées à la culture des Métis de la Saskatchewan, du diagnostic au traitement du cancer.

La ministre de la Santé et du Bien-être de la Nation métisse de la Saskatchewan a mentionné qu’il n’existe pas d’approche définie pour les programmes ou la prestation de services spécifiques aux Métis, chose qu’elle espère pouvoir changer. Par exemple, dit-elle, il n’y a pas de plan de traitement culturellement ciblé, ce qui peut être un défi pour les Métis habitant dans le nord de la province dont l’anglais n’est pas la première langue.

Nous envisageons la possibilité de préparer un plan de traitement du cancer qui comprendrait un traducteur, un prestataire de soins qui parle la langue ou un navigateur qui la parle et peut communiquer avec le patient dans sa propre langue.

Mme Friesen a noté toutefois que les Métis peuvent rencontrer des obstacles dans la détection du cancer, dans le dépistage précoce ou dans le suivi d’un plan de traitement. Mais le nouveau partenariat avec l'Agence du cancer de la Saskatchewan permettra d’identifier et de traiter ces obstacles.

Par voie de communiqué, le président et directeur général de l’Agence du cancer de la Saskatchewan, Jon Tonita, a déclaré que son organisme est engagé à aller de l’avant pour identifier, comprendre et traiter les obstacles qui contribuent aux inégalités en matière de santé pour les Métis dans cette province.

La Nation métisse de la Saskatchewan dit avoir déjà signé un protocole d’accord avec l’Autorité de la santé de la Saskatchewan qui permettra à l’organisme de donner son avis sur les services de santé de la province, informe Marg Friesen.

Avec les informations de Bryan Eneas

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