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Un homme de Dieppe condamné pour un violent braquage de domicile

Le palais de justice.

Le procès de Luc Nowlan s'est déroulé au palais de justice de Moncton.

Photo : Autre banques d'images / Guy Leblanc

Radio-Canada

Luc Nowlan, résident de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, est condamné à plus de cinq ans de prison pour avoir commis un violent braquage de domicile en 2019 et agressé deux agents correctionnels tandis qu’il était détenu en attendant son procès.

L’homme de 23 ans a reconnu sa culpabilité à des accusations d’agression avec un couteau, d’entrée par effraction et de menaces de mort lancée contre une femme le 13 mai 2019. Il a aussi reconnu avoir agressé deux agents correctionnels en août et en septembre 2019.

Le braquage de domicile avait été planifié et commis délibérément, a souligné le juge de la Cour provinciale Roland LeBLanc en prononçant la peine de Luc Nowlan, lundi après-midi.

Le procureur de la Couronne, Maurice Blanchard, a rappelé les faits peu avant le prononcé de la peine. Il a déclaré que Nowlan et sa victime se connaissaient depuis l’école et qu’ils correspondaient sur Facebook. Selon lui, Luc Nowlan a demandé à cette femme si elle voulait acheter du cannabis, elle a refusé et ils ont ensuite eu une discussion animée en ligne.

Une semaine plus tard, a poursuivi le procureur, la femme a entendu quelqu’un à sa porte et elle a reconnu Luc Nowlan. Ce dernier, selon le procureur Blanchard, a ouvert la porte d’un coup de pied, il a frappé la femme et brandi un couteau et du ruban adhésif.

L’agresseur, selon le procureur, maintenait sa victime au sol et tentait de la ligoter. Il donnait aussi des coups de couteau aux murs et à un comptoir.

La femme était terrifiée, mais elle ne voulait pas crier parce qu’elle craignait d’attiser la colère de l'agresseur, selon le procureur. En brandissant son couteau, il a infligé plusieurs blessures à la femme.

À un moment donné, toujours selon le procureur, le couteau de Nowlan est resté coincé dans un mur qu’il avait poignardé. La femme en a profité pour s’échapper par une porte de patio. Elle a couru jusqu’à la rue où elle a signalé à un automobiliste de passage qu’elle avait besoin d’aide.

Le plus effrayant pour elle, selon Maurice Blanchard, était les menaces de mort lancées par Luc Nowlan. Il menaçait de la poignarder à mort.

Luc Nowlan a reconnu qu’il a frappé un agent correctionnel tandis qu’il était détenu, le 8 août 2019, et qu’il brandissait un objet en plastique au moment des faits. Il a aussi reconnu avoir agressé un autre agent correctionnel le 25 septembre suivant.

Des problèmes de dépendance et de santé mentale, selon la défense

En prononçant sa peine, le juge LeBlanc a lu des passages d’une évaluation psychologique effectuée par le Dr Julian Gojer pour la défense. Ce dernier établit un lien entre la dépendance de Nowlan aux drogues, le déclin de sa santé mentale et ses gestes criminels.

Le Dr Gojer souligne dans son rapport que Luc Nowlan a commencé à consommer des drogues à la fin de son adolescence et qu’il lui arrivait de ne pas dormir pendant des jours.

Le psychologue ajoute dans son rapport que Luc Nowlan était devenu méfiant et paranoïaque. Il soutenait que ses parents le filmaient, qu’ils diffusaient ces enregistrements sur Internet et gagnaient ainsi des millions de dollars.

Le juge a indiqué que Luc Nowlan connaissait de la psychose induite par la drogue. Le rapport d’évaluation, a-t-il ajouté, démontre un problème majeur de santé mentale, soit de la psychose ou de la schizophrénie.

L'avocat de la défense, Alex Pate, a déclaré qu’on ne peut nier que son client a un trouble mental considérable et un problème de dépendance extrême.

Luc Nowlan dit regretter ses gestes

Luc Nowlan a dit au juge qu’il ne voulait faire de mal à personne et qu’il n’est pas une personne violente. Il a exprimé des remords pour ses gestes et le souhait de ne pas les avoir commis.

Le juge a souligné qu’il prononçait la peine pour trois agressions violentes et que Nowlan avait aussi agressé son père dans le passé.

Il lui a imposé six ans de prison pour le braquage de domicile, 18 mois de plus pour l’agression d’un agent correctionnel avec un objet en plastique et 30 jours de plus pour l’agression de l’autre agent correctionnel.

La cour a accordé un crédit à Luc Nowlan pour 933 jours de détention depuis son arrestation. Il lui reste donc un peu plus de cinq ans à passer derrière les barreaux.

Au départ, après son arrestation, Luc Nowlan était aussi accusé de tentative de meurtre, mais cette accusation a été retirée après qu'il a reconnu avoir commis une entrée par effraction.

Avec les renseignements de Shane Magee, de CBC

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