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Le ministre de l'Éducation ouvert à l'idée de tests de dépistage rapide dans les écoles

Stephen Lecce en conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, en compagnie du premier ministre ontarien, Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Alors que les écoles rouvrent dans sept régions du sud de l'Ontario lundi, le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, affirme que la province est prête à offrir des tests de dépistage rapide aux bureaux locaux de santé publique.

Jusqu'à maintenant, l'Ontario a utilisé moins de 650 000 des 4,47 millions de tests de dépistage rapide de la COVID-19 qu'il a reçus d'Ottawa.

Contrairement au test habituel, dont l'analyse en laboratoire peut prendre plusieurs jours, avec un test rapide, il est possible d'avoir le résultat en moins de 15 minutes.

Le retour en classe a lieu, lundi, pour 100 000 élèves des régions de Grey-Bruce, Haliburton, Kingston, Peterborough et Leeds-Grenville ainsi que des comtés de Prince Edward et Renfrew.

Les cours en personne avaient déjà repris dans le nord de l'Ontario. En revanche, les élèves des régions d'Ottawa, Toronto, York, Peel, Hamilton et Windsor-Essex, notamment, doivent poursuivre leur apprentissage en ligne.

En entrevue avec CBC, le ministre de l'Éducation affirme que la décision de recourir aux tests de dépistage rapide revient à chaque médecin hygiéniste local.

Les tests et le personnel peuvent être déployés lorsque le bureau local de santé publique juge le moment opportun.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation

Le ministre Lecce ajoute que les tests rapides pourraient être ajoutés au programme existant de dépistage dans les écoles. Il précise toutefois que c'est du ressort du médecin hygiéniste en chef de la province, le Dr David Williams.

La médecin hygiéniste adjointe de la province, la Dre Barbara Yaffe, a indiqué en point de presse jeudi dernier que la question était à l'étude.

Elle a souligné que la province avait mené un dépistage massif à la fin de 2020 de tous les élèves et les enseignants qui étaient prêts à subir un test, même s'ils n'avaient pas de symptômes, dans certaines écoles des zones chaudes de Toronto, Ottawa, York et Peel, menant à l'identification de dizaines de cas et à la fermeture d'écoles.

Toutefois, la santé publique avait utilisé le test traditionnel pour ce projet pilote. La Dre Yaffe a noté que ce test par prélèvement naso-pharyngé demeurait le plus fiable.

Il faut tester plus

Plusieurs experts affirment toutefois qu'il faut faire plus de dépistage si l'on veut faire baisser les infections. Ils ajoutent que les temps d'attente pour le test traditionnel sont trop longs.

Le Dr Irfan Dhalla, spécialiste en dépistage au réseau hospitalier Unity Health Toronto, pense que le test rapide d'antigènes, bien que moins précis, est certainement mieux que pas de test du tout.

On devrait utiliser tous les outils à notre disposition.

Le Dr Irfan Dhalla, coprésident d'un groupe d'experts canadiens sur le dépistage

Le Dr Zain Chagla, spécialiste des maladies infectieuses à l'Université McMaster de Hamilton, pense lui aussi que les tests rapides devraient être employés dans les écoles.

L'objectif est de repérer le plus de personnes infectées possible et d'isoler ces cas pour briser la chaîne de transmission.

Le Dr Zain Chagla, professeur à l'Université McMaster

Le meilleur test, ce n'est pas celui qui est le plus précis sur papier, c'est celui qui est fait, ajoute le Dr Chagla, soulignant que bien des Ontariens ne subissent pas de test traditionnel parce qu'ils n'ont pas facilement accès à un centre de dépistage ou parce qu'ils craignent les conséquences d'un résultat positif.

Pour l'instant, l'Ontario a utilisé un nombre limité de tests de dépistage rapide dans certaines communautés éloignées, y compris des réserves autochtones, et dans certains centres de soins de longue durée, indique le ministère de la Santé.

Avec les informations de CBC News

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