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L'acte d'accusation contre Donald Trump déposé au Sénat : les républicains divisés

Donald Trump fait un salut de la main près d'un hélicoptère.

Donald Trump est le premier président des États-Unis à subir deux procédures de destitution et le premier après avoir quitté la présidence.

Photo : Getty Images / AFP/MANDEL NGAN

Radio-Canada

Les démocrates remettent lundi l'acte d'accusation contre Donald Trump au Sénat américain, sonnant l'ouverture formelle du procès historique en destitution de l'ex-président accusé d'« incitation à l'insurrection » lors des violences du Capitole.

Moins d'une semaine après avoir quitté la Maison-Blanche, Donald Trump revient ainsi dominer l'actualité à Washington tandis que son successeur, le démocrate Joe Biden, continue de signer des dizaines de décrets pour tenter de redresser la première économie mondiale et lutter contre la pandémie.

Avec sa mise en accusation pour incitation à l'insurrection votée à la Chambre des représentants le 13 janvier, Donald Trump est devenu le premier président des États-Unis à tomber deux fois sous le coup d'une procédure de destitution et est le premier à le subir après avoir quitté ses fonctions.

L'ouverture formelle de ce procès sera marquée lundi soir par une cérémonie solennelle. Vers 19 h, les procureurs démocrates de la Chambre traverseront les longs couloirs ornés de tableaux et statues qui les séparent du Sénat pour aller présenter l'acte d'accusation du 45e président des États-Unis.

Après la transmission de l'acte d'accusation, les sénateurs, qui feront office de jurés, prêteront serment mardi, mais le procès en soi ne commencera que le 9 février.

Ce délai permettra à Joe Biden de voir plus de membres de son cabinet confirmés par le Sénat, avant qu'il soit monopolisé par cette procédure.

Dressant un sombre tableau des crises sanitaires et économiques qui empirent aux États-Unis, le nouveau président démocrate espère aussi profiter de ces deux semaines pour pousser à l'adoption au Congrès de plusieurs grandes mesures.

La pièce maîtresse de ses propositions, un plan titanesque de relance de l'économie et de lutte contre la pandémie de 1900 milliards de dollars, pourrait avoir du mal à être adoptée, à en croire de premières vives oppositions de républicains.

Joe Biden, à la Maison-Blanche, brandissant le document sur sa stratégie de lutte contre la COVID-19, avec Kamala Harris en arrière de lui.

Le président Joe Biden a présenté les idées directrices de son plan sur la COVID-19.

Photo : Reuters / JONATHAN ERNST

Gagner des appuis chez les républicains

Depuis mercredi, les démocrates ont pris le contrôle du Sénat en plus de la Chambre, mais leur majorité est extrêmement fragile. Ils occupent 50 sièges de sénateurs, contre 50 pour les républicains. En cas d'égalité parfaite dans un vote, la nouvelle vice-présidente Kamala Harris a le pouvoir d'ajouter sa voix pour faire pencher la balance du côté démocrate.

Les troupes de Joe Biden auront cependant besoin de 60 voix pour soumettre au vote les grandes réformes et des deux tiers du Sénat pour condamner Donald Trump, soit 17 votes du camp républicain.

Ce nombre semble difficile à atteindre, même si le leader républicain au Sénat, Mitch McConnell, n'a pas exclu de voter pour sa condamnation.

Mitch McConnell, devant un drapeau américain, le doigt levé vers quelqu'un.

Le leader républicain au Sénat, Mitch McConnell, n'a pas exclu de voter pour la condamnation de Donald Trump.

Photo : Reuters / POOL

Le sénateur John Cornyn a menacé les démocrates d'un retour du bâton si les républicains reprenaient le contrôle du Congrès en 2022.

Si c'est une bonne idée de destituer et de juger d'anciens présidents, qu'en est-il des anciens présidents démocrates si les républicains obtiennent la majorité en 2022?

John Cornyn, sénateur républicain

Pensez-y et faisons ce qui est le mieux pour le pays, a-t-il ajouté.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Deuxième procès en destitution de Trump : les républicains déchirés

Quelques sénateurs républicains ont toutefois exprimé leur accord avec les démocrates.

Ce qui est allégué est ce dont nous avons été témoins. Il y a eu incitation à une insurrection, ce qui représente un délit méritant destitution. Sinon qu'est-ce qui le mériterait?

Mitt Romney, sénateur républicain et ancien candidat à la présidence

Lindsey Graham, un proche allié de l'ancien président, a exhorté ses collègues à tout simplement rejeter l'accusation. Il a toutefois laissé entendre que les républicains examineront si les propos de Donald Trump lors du rassemblement ayant précédé l'émeute étaient légalement une incitation.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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