•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'opposition refuse l'adoption rapide du projet de loi sur les « 1000 $ aux voyageurs »

Quelques députés regardent un écran où apparaît Justin Trudeau.

Le premier ministre Justin Trudeau siégeait de façon virtuelle lors de la reprise des travaux à la Chambre des communes, lundi.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Radio-Canada

Les partis d'opposition à la Chambre des communes ont refusé l'adoption rapide de l'amendement législatif visant à empêcher les vacanciers de retour de l'étranger de toucher une prestation pouvant aller jusqu'à 1000 $ pour leur quarantaine obligatoire.

Conservateurs, néo-démocrates et bloquistes ne se sont pourtant pas opposés sur le fond.

Si le Parti conservateur a réclamé plus de temps pour étudier l’amendement proposé en comité, le Nouveau Parti démocratique en a profité pour rendre son appui conditionnel à l’adoption d’un tout autre changement législatif, alors que le Bloc québécois a demandé que l’amendement bénéficie d’une période de rétroaction prolongée.

Le gouvernement Trudeau espérait l’adoption rapide et unanime de cet amendement, qui prévoit que les personnes de retour d'un voyage soient exclues de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE), de façon rétroactive, à compter du 3 janvier dernier.

Rappelons qu'en vertu de la PCMRE, les Canadiens qui se retrouvent en quarantaine obligatoire de 14 jours peuvent recevoir jusqu'à 500 $ par semaine.

Une faille permettant à des voyageurs de toucher cette somme, révélée par le quotidien La Presse le 2 janvier avait soulevé un tollé.

Que l’amendement proposé ne couvre pas la période antérieure à cette révélation dérange le Bloc québécois.

Tous ceux ayant donc voyagé entre octobre 2020 et le 3 janvier 2021 auraient pu toucher indûment ce 1000 $. Ça n’a aucun sens et, au Bloc québécois, nous voulons nous assurer qu’aucune personne ayant voyagé pour un motif non essentiel ne soit récompensée en touchant ce 1000 $.

Alain Therrien, leader parlementaire du Bloc québécois

Le NPD s’est lui aussi dit favorable à l’amendement proposé, mais a demandé que le gouvernement adopte aussi une proposition néo-démocrate.

Les néo-démocrates demandent au gouvernement de profiter de cette occasion pour corriger les lacunes du programme afin que chaque travailleuse et travailleur bénéficie du soutien dont il a besoin pour se conformer aux directives de santé publique.

Jagmeet Singh, chef du NPD

Concrètement, les néo-démocrates demandent que les travailleurs canadiens puissent obtenir des congés de maladie payés accompagnés de l’assurance d’un versement rapide et d’une garantie qu’ils ne perdront pas leur emploi s’ils contractent la COVID-19.

Plus tôt ce mois-ci, le NPD avait demandé une reprise d’urgence des travaux en formulant la même requête.

Justin Trudeau prenant la parole aux Communes.

Le retour à la Chambre se fera de nouveau de façon hybride.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Lundi matin, les travaux à la Chambre des communes ont d'abord repris avec un vote sur la manière dont le Parlement continuera de fonctionner pendant la pandémie.

Comme anticipé, les élus ont accepté que les travaux se poursuivent de façon hybride, avec des votes exprimés en personne et par vidéo.

Des tests pour tenir un vote sur une application avec les 338 députés seront aussi effectués durant la session.

Des questions sur la campagne de vaccination

La lenteur de la campagne de vaccination et le retard imminent de la livraison des vaccins de Pfizer ont aussi retenu l'attention des élus. Les partis d'opposition ont réclamé des réponses du gouvernement à la période des questions.

Le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, a demandé au premier ministre de dire clairement qu’aucune dose du vaccin de Pfizer-BioNTech ne serait livrée au Canada cette semaine.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Ce dernier n’a pas voulu commenter avec précision la durée de l’interruption des livraisons du vaccin. Ils vont nous envoyer des centaines de milliers de doses dans quelques semaines, a plutôt tenu à rappeler Justin Trudeau.

Dans la matinée, le chef du Parti conservateur, Erin O'Toole, avait réclamé la tenue d'un débat d'urgence sur la distribution des vaccins contre la COVID-19 et dénoncé les retards de livraison.

La vérité, c'est que l'on a une pénurie de vaccins maintenant. Ce premier ministre a de belles paroles, mais dans les faits, on va recevoir zéro vaccin Pfizer cette semaine.

Erin O'Toole, chef du Parti conservateur

Le leader parlementaire du NPD, Peter Julian, et le porte-parole conservateur en matière de politique étrangère, Michael Chong, avaient déjà tous deux ouvert la porte à des audiences d'un comité parlementaire sur la question.

Pourquoi les autres pays sont-ils en avance sur le Canada à ce sujet? C'est la question à laquelle le gouvernement devra répondre. Le gouvernement doit expliquer clairement ses plans pour accélérer la distribution de vaccins dans tout le pays, a estimé M. Julian.

Les conservateurs devraient exhorter le gouvernement à approuver les tests rapides de dépistage contre la COVID-19 et à augmenter l'aide fédérale aux petites entreprises, dont plusieurs risquent de fermer leurs portes de façon permanente, a ajouté M. Chong. Notre attention portera uniquement sur la pandémie, parce que c'est ce que les Canadiens attendent de nous.

Avec les informations de La Presse canadienne et de Christian Noël

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !