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Construction d'une petite ferme dans le but de devenir autosuffisant

Frederik Arseneau prend bien soin de ses chèvres dans sa petite ferme située dans le DSL de Tremblay.

Frederik Arseneau prend bien soin de ses chèvres, tout comme de ses autres animaux de ferme.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

François Vigneault

L'autosuffisance alimentaire gagne en popularité un peu partout. Le Nouveau-Brunswick n'échappe pas à cette tendance.

En 2018, Frédérik Arseneau et sa conjointe, Josée, ont acheté un terrain dans le DSL de Tremblay, dans le nord-est de la province. Ils y ont construit une maison, différents petits bâtiments et une grange. L'emplacement est devenu La ferme à Fred.

Ici, on a des chèvres, on a des poules, des dindes, des chats, des coqs. L'été on a des cochons, énumère le jeune fermier.

L'objectif, consommer des produits de qualité.

Pour nous autres, c'est important que la viande, on sait d'où est-ce qu'elle vient, lance Frédérik Arseneau.

On a les dindes, pour la viande, les cochons. Les œufs, on mange beaucoup d'œufs. Mais aussi les chèvres, les chèvres c'est pour le lait, ajoute-t-il.

Le lait de chèvre sert aussi à la fabrication de fromage et de savon.

Frederik Arseneau, ses filles Crystal et Kaylie, ainsi que sa conjointe, Josée, posent en compagnie de leur poney, Jasper, lors d'une belle journée ensoleillée.

Frederik Arseneau, ses filles Crystal et Kaylie, ainsi que sa conjointe, Josée, posent en compagnie du poney, Jasper.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

M. Arseneau, qui vit à plein sa passion pour le monde animal, s'implique à fond. Les animaux qu'il élève pour la viande, il les abat lui-même.

C'est important pour nous autres que l'animal a eu une belle vie puis qu'on l'abat de la façon la plus humaine possible, là, explique-t-il.

La petite ferme comprend aussi un grand jardin qui procure des légumes frais qui peuvent aussi être mis en conserve.

Toutes les choses que nos arrière-grands-parents savaient comment conserver puis jardiner. Ç'a été perdu parce que c'est si facile d'acheter au magasin. Maintenant on est obligés d'apprendre tout ça de nouveau.

Dindes et dindon comptent parmi les animaux de La ferme à Fred.

Dindes et dindon comptent parmi les animaux de la ferme.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Le but ultime de la petite ferme, l'autosuffisance alimentaire, n'est pas tout à fait atteint, selon lui, mais ça progresse. Les visites à l'épicerie se font donc de plus en plus rares.

C'est surtout les enfants, des fois, qui sont un peu plus difficiles, dit-il, sourire en coin.

Les poules offrent des oeufs frais tous les matins. On en aperçoit plusieurs dans le poulailler.

Les poules offrent des oeufs frais tous les matins.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

La pandémie actuelle est venue le conforter dans son nouveau choix de vie.

Si jamais que ça arrive qu'on a de la difficulté à se trouver du manger ou n'importe quoi, on est capables de tout faire ici pour survivre dans le fond, le plus possible, constate Frédérik Arseneau.

De toute évidence la petite ferme fait le bonheur de toute la famille. L'aînée de ses deux filles, Kaylie, âgée de 10 ans, dit avoir appris bien des choses.

J'ai appris que c'était le fun, avec les animaux, ça me donnait du plaisir d'être avec eux autres, dit-elle.

Frédérik Arseneau fait actuellement de l'enseignement en ligne pour le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, campus de Dieppe. Il affirme n'avoir aucune difficulté à concilier son travail d'enseignant et celui de fermier.

La fin de semaine, ça nous prend deux ou trois heures pour nettoyer la grange, faire certain que tous les enclos sont bien corrects. Après ça, la semaine, c'est moins pire, c'est juste environ 30 minutes le matin juste pour faire certain que les animaux ont de l'eau et du manger, explique-t-il.

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