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COVID-19 : de nouvelles mesures pour les voyageurs à prévoir

L'intérieur de l'aéroport d'Ottawa, vide.

L'aéroport international Macdonald-Cartier d'Ottawa est pratiquement désert.

Photo : Radio-Canada / Rémi Authier

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral s'apprête à imposer de nouvelles mesures pour les voyageurs qui reviennent au pays, après avoir été pressé de le faire par les provinces depuis plusieurs semaines. Une annonce est attendue prochainement.

On ignore pour l'instant quelles seront ces règles, mais une annonce doit être faite bientôt. Il s'agit d'un autre moment d'incertitude pour les voyagistes.

L'industrie du tourisme doit déjà composer avec diverses restrictions depuis plusieurs mois. L'obligation de présenter un résultat de test négatif à la COVID-19 avant de rentrer au pays est la plus récente mesure pour lutter contre le coronavirus.

Est-ce que ce sera une quarantaine obligatoire dans un hôtel aux frais du voyageur, une interdiction simplement de faire un voyage non essentiel ou une fermeture des frontières? Il est encore trop tôt pour le dire.

L'industrie du voyage a déjà tellement été touchée que ça ne va pas changer grand-chose, admet la propriétaire d'une agence de voyages de Gatineau, Marie-Pier Guillemette.

« Les demandes qu'on a sont pour dans le temps de Noël l'année prochaine. »

— Une citation de  Marie-Pier Guillemette, propriétaire de Voyage Vasco

Les derniers clients qui devaient partir en janvier ont annulé, indique-t-elle en entrevue. Je vous dirais plus par la pression sociale et les tests qu'ils devaient faire au retour pour revenir au Canada, ça, ça en a découragé plusieurs.

Elle ne reçoit plus qu'un appel tous les deux ou trois jours, souvent pour avoir des informations sur les restrictions. Plus il y a de restrictions, moins les gens veulent partir, dit-elle. Selon elle, les prochaines mesures ne devraient pas changer son chiffre d'affaires.

Marie-Pier Guillemette, en entrevue chez elle.

Marie-Pier Guillemette souhaite un retour à la normale en 2021 pour les voyages si les cas de COVID-19 diminuent.

Photo : Radio-Canada

Le Canada n'est pas le seul pays à resserrer ses mesures. Il faut désormais un test négatif pour pouvoir entrer aux États-Unis.

Plus difficile pour les transporteurs aériens

Ces mesures pourraient aussi faire très mal à l'industrie de l'aviation au Canada, qui se porte plutôt mal. Depuis le début de la pandémie, elle n'a reçu aucune aide de la part du gouvernement fédéral.

À l'inverse du Canada, les États-Unis ont choisi d'accorder une aide financière de 65 millions de dollars à ses quatre grands transporteurs. De son côté, Air France a reçu 7 milliards de dollars pour l'aider à survivre.

En termes de compétition, le Canada ne fait donc pas le poids, mais la relance des activités du secteur semble bien plus inquiétante.

Selon le professeur et expert en tourisme Paul Arsenault, l'imposition de mesures additionnelles va avoir un impact fatal sur les transporteurs.

« Le Canada ne peut pas vivre sans transport aérien. »

— Une citation de  Paul Arsenault, professeur à l'UQAM et expert en tourisme

Comme il l'explique, si la demande baisse de 90 %, il n'y a plus de logique économique à maintenir des vols vers les destinations soleil, par exemple. Ainsi, l'annulation d'une ligne aérienne vers ces destinations peut se répercuter au pays.

Comme ils cessent des vols, ils devront mettre à pied des agents de bord, des pilotes, ils devront remiser les appareils, souligne-t-il. Encore une fois, ces mêmes appareils-là ne sont pas dédiés au sud, ils font des liaisons canadiennes et intra-canadiennes, donc on va perdre beaucoup de liaisons.

Paul Arsenault en entrevue chez lui. Derrière lui, une toile présentant des cercles colorés et une bibliothèque.

M. Arsenault estime que de nouvelles mesures auront un impact fatal sur le transport aérien au Canada.

Photo : Radio-Canada

Le professeur Arsenault dit qu'il serait surpris de voir une interdiction de voyager. Ce dernier présume que la quarantaine à l'hôtel sera la mesure annoncée et que cela sera problématique pour les destinations soleil.

Par contre ce matin, le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, n'a pas exclu d'avoir recours à la Loi sur les mesures d'urgence pour limiter les déplacements. Cela permettrait au gouvernement de fermer les frontières.

Cette loi n'a jamais été utilisée depuis son adoption en 1988.

Avec les informations de Rémi Authier

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