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L’école en ligne jusqu'au 5 février pour tous les élèves du Nord-Ouest

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Un garçon photographié de haut devant ses cahiers d'école. Une tablette est posé devant lui et on y voit son professeur donnant le cours.

L'éducation se fait à distance dans la zone 4 du Nouveau-Brunswick.

Photo : Reuters / Carl Recine

Radio-Canada

Au lieu du retour en classe, ce sont les cours en ligne qui attendaient lundi matin les élèves du nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

Les résidents de cette région qui s'étend de Kedgwick à Grand-Sault, appelée zone 4, ont entamé un confinement complet afin de contenir les éclosions de COVID-19 dans la communauté.

La transition vers l'enseignement en ligne a dû se faire précipitamment, puisque ce n’est que vendredi dernier, en après-midi, que le confinement total de la zone 4 a été annoncé pour le lendemain à 23 h 59.

Ce confinement prévoit la transition vers l'enseignement en ligne pour tous les élèves, et pas seulement pour ceux du secondaire, qui étaient déjà équipés en matériel informatique.

On a tenté de fournir l’équipement pour tous nos jeunes qui n’ont pas l’équipement numérique, indique le directeur général du District scolaire francophone Nord-Ouest (DSFNO), Luc Caron, en entrevue lundi matin.

Toutes les conditions sont mises en place pour permettre à nos jeunes de se brancher [...] Même si on a déjà fait des simulations cet automne pour se pratiquer, aujourd’hui, c’est le vrai test.

Luc Caron, DG du DSFNO

Le district s'affaire maintenant à fournir un accès Internet à tous les élèves.

On va régler cette situation dans les prochains jours très rapidement. Pour nos enseignants qui n’ont pas Internet, on va leur permettre de se rendre à l’école, explique-t-il.

Luc Caron, directeur général du DSFNO, le 13 septembre 2020.

Luc Caron, directeur général du DSFNO (archives)

Photo : Radio-Canada

Luc Caron reconnaît cependant que l'enseignement en ligne est mieux adapté aux élèves plus âgés.

C'est certain qu’il y a des niveaux qui sont plus difficiles, dit-il. On n’a pas d’attente que les enseignants se branchent avec les enfants qui sont à la garderie et on n’a pas d’attente envers les éducatrices qui en ont déjà plein les bras. Au secondaire, c’était déjà une pratique existante avec un jour sur deux, donc le branchement va se faire à 100 %.

Changement de cap abrupt

Les membres de l'Association des enseignants et enseignantes francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) n’ont pas eu beaucoup de temps pour encaisser la nouvelle.

Le changement de cap du gouvernement nous a un peu déstabilisés au cours de la dernière semaine, a admis dimanche son président, Gérald Arseneault.

Le problème, ce n’est pas quand le gouvernement change son plan, c’est la façon qu’il change son plan, sans préavis et tout d’un coup, comme ça. Nous, on l’a appris à 15 minutes avant l’annonce officielle de tout le monde. On n’a pas pu avertir nos gens, relate M. Arseneault.

Gérald Arseneault.

Gérald Arseneault, président de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, en décembre 2020.

Photo : Radio-Canada

La façon de communiquer du gouvernement engendre une confusion totale pour le personnel et les parents, déplore-t-il.

Tout le monde est néanmoins prêt à se dévouer à la tâche, déclare-t-il. On est prêts à sacrifier bien des choses pour que nos élèves dans nos salles de classe se sentent bien, et [pour] faciliter le plus possible leur apprentissage, dit M. Arseneault.

Il ne nie pas que des enseignants entretiennent certaines craintes. Il y a un peu d’inconnu dans la façon que ça va fonctionner. Oui, on a les outils… Est-ce que les outils sont égaux partout, est-ce que tout le monde va être au même niveau?

J’ai une pensée spéciale pour nos directions d’écoles qui entrent en plein milieu de la nuit, pour nos enseignants qui passent les soirs, les fins de semaine, à rassurer leurs élèves, souvent même au détriment de leurs propres familles, souligne Gérald Arseneault. Mais aussi une pensée spéciale pour les parents, qui vont devoir collaborer, bien sûr, de près pour soutenir les apprentissages à distance.

Ce n'est peut-être pas l'idéal, mais pandémie oblige, on doit s'adapter pour le bien-être de tous, juge-t-il.

Le confinement réévalué dans deux semaines

Les élèves du nord-ouest de la province seront à la maison pour au moins deux semaines.

Des adolescents dont on distingue juste les avant bras étudient à la maison sur leurs ordinateurs.

Sauf pour quelques cas d'exception, les seules écoles du Nouveau-Brunswick qui sont fermées se situent dans la zone 4.

Photo : Associated Press / Szilard Koszticsak

Le gouvernement affirme qu'il réévaluera la situation d'ici le 6 février et qu'il pourrait prolonger le confinement si nécessaire.

Les élèves qui habitent dans des parties de la province qui sont à la phase rouge ou orange du plan provincial de réponse à la pandémie continuent à se rendre en classe, comme prévu.

Il existe quelques exceptions. Une poignée d’écoles anglophones de la zone 3 (Fredericton), situées près de la zone 4, ont annoncé dimanche qu’elles fermaient pour poursuivre l’éducation en ligne. Il s'agit de l'école élémentaire Andover, de la Perth-Andover Middle School et de l'école secondaire Southern Victoria High, à Perth-Andover; et des écoles Donald Fraser Memorial et Tobique Valley High, à Plaster Rock.

D’après le reportage d’Isabelle Arseneau

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