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Ottawa n'exclut pas la Loi sur les mesures d'urgence pour limiter les voyages

Des tests de dépistage de la COVID-19 à la frontière canado-américaine sont aussi envisagés.

Portrait de Marc Garneau.

Le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, a indiqué que toutes les mesures additionnelles étaient évaluées pour assurer la santé et la sécurité des Canadiens.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral n'exclut pas d'avoir recours à la Loi sur les mesures d'urgence pour limiter les déplacements, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, en entrevue à la télévision de CBC.

Nous examinons toutes les actions potentielles permettant d’atteindre nos objectifs. La Loi sur les mesures d'urgence est quelque chose qui ne peut pas être considéré à la légère, a déclaré M. Garneau. Mais nous sommes avant tout préoccupés par la santé et la sécurité des Canadiens. Et si nous pouvons disposer du pouvoir réglementaire de le faire, nous le ferons.

Actuellement, le gouvernement du Canada force déjà les voyageurs voulant entrer au pays à effectuer un test pour détecter la COVID-19 au maximum 72 heures avant leur vol.

La Loi sur les mesures d’urgence permettrait au gouvernement Trudeau d'imposer de nouvelles contraintes aux voyageurs en l'autorisant à réglementer ou à interdire des déplacements à destination, en provenance ou à l’intérieur d’une zone désignée si cela est nécessaire pour la protection de la santé et la sécurité de personnes physiques.

Rappelons que mardi, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, avait déclaré qu’Ottawa pourrait imposer aux voyageurs qui arrivent de l'étranger de nouvelles mesures sans préavis. Il n’avait toutefois pas précisé de quoi il pourrait s'agir.

À titre d'exemple, le premier ministre d'Israël, Benyamin Nétanyahou, a annoncé qu'à partir de lundi, et pour une semaine, les vols internationaux étaient suspendus. Au Canada, certains premiers ministres provinciaux, dont François Legault, demandent au gouvernement fédéral de réquisitionner certains hôtels d'aéroports et de forcer les voyageurs à y effectuer leur quarantaine obligatoire.

Des tests de dépistage pourraient être menés à la frontière

Le ministre Garneau a indiqué avoir discuté cette semaine avec les premiers ministres provinciaux des différentes mesures qui pourraient être ajoutées pour limiter davantage les déplacements. Il a précisé que le gouvernement en aurait plus à dire dans les prochains jours, sans préciser quand.

Le ministre a également déclaré que le Canada envisageait d'utiliser des tests de dépistage de la COVID-19 le long de la frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis, alors que Washington s'apprête à renforcer les mesures de sécurité aux points d'entrée terrestres.

À mesure que des tests rapides arrivent, cela fait une grande différence, car il y a des défis en ce qui concerne certains postes frontaliers terrestres qui sont très encombrés.

Marc Garneau

Ce dernier a précisé que le trafic, qui se chiffre à des centaines de milliers de véhicules par jour, ne devra pas non plus être trop perturbé.

Selon un décret signé par le président Joe Biden, dans le cadre de la stratégie nationale de réponse à la pandémie du gouvernement américain, les hauts responsables américains ont reçu l'ordre de commencer une sensibilisation diplomatique des gouvernements du Canada et du Mexique concernant les protocoles de santé publique pour les points d'entrée terrestres.

Dans les 14 jours suivant la date de l'ordonnance, les fonctionnaires doivent soumettre un plan au président pour mettre en place des mesures de santé publique appropriées. Nous nous engagerons de manière très sérieuse avec l'administration américaine sur la meilleure façon de gérer les frontières terrestres, a déclaré dimanche M. Garneau.

Inquiétude chez les voyagistes

Ces nouvelles mesures risquent de fragiliser un peu plus encore l'industrie du tourisme. Mes derniers clients qui étaient supposés partir en janvier, ils ont annulé, confie Marie-Pier Guilmette, propriétaire de l'agence de voyages Vasco La Chaudière, en Outaouais.

Elle souligne que la pression sociale et les tests obligatoires « en découragent plusieurs ».

Selon Paul Arsenault, professeur au Département de marketing à l'ESG-UQÀM, ces nouvelles mesures risquent d'occasionner de nouvelles mises à pied chez les membres du personnel de bord. Elles pourraient même nuire à certaines liaisons, puisque les avions qui volent vers le Sud et qui seraient alors remisés sont aussi souvent utilisés pour des liaisons intérieures.

Avec les informations de CBC et de Rémi Authier

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