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Produits essentiels : la confusion règne toujours chez certains commerçants

L'affiche dans la fenêtre du Bureau en gros.

Le Bureau en gros de Chicoutimi tente, en vain, de se faire reconnaître comme essentiel.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Radio-Canada

La confusion demeure entre les produits considérés comme essentiels et ceux qui ne le sont pas. Une savonnerie de Chicoutimi, qui devait ouvrir la semaine dernière, a finalement repoussé son ouverture à la suite d'une plainte logée à la Ville de Saguenay.

L’Atelier apothicaire a reçu un appel de la Ville qui lui demandait de ne pas rouvrir et de se référer aux consignes de la santé publique. Le copropriétaire de la boutique Marc-André Charette déplore le manque de clarté dans les consignes du gouvernement.

La santé publique m'a donné une réponse assez vague, donc là si on y va avec toute logique de ce que j'ai eu comme réponse on aurait droit de rouvrir. Ensuite est-ce que c'est vraiment un oui? Si c'est pas un oui on risque une amende et c'est quelque chose qu'on ne peut pas se permettre. On fait vraiment attention par rapport à tout ça.

Des savons sur des tablettes.

L'Atelier apothicaire à Chicoutimi dénonce le manque d'information concernant les produits considérés comme essentiels.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

La savonnerie a finalement décidé d'ouvrir, dès mardi, puisqu'elle vend des produits d'hygiène qui sont aussi vendus dans les épiceries et les pharmacies. Il s'agit toutefois d'un risque pour eux puisqu'ils n'ont pas reçu de confirmation officielle.

Ce n'est pas le seul commerce dans cette situation. Le magasin Bureau en gros de Chicoutimi ne comprend pas que l'équipement informatique et les fournitures scolaires ne soient pas considérés comme essentiels.

On a fait des démarches auprès du gouvernement pour être essentiel parce que la plupart des gens travaillent maintenant de la maison, en télétravail, mais ça n’a pas fonctionné , explique le directeur général de la succursale de Chicoutimi, Éric Lapointe.

Le Conseil canadien du commerce de détail travaille fort pour que tous les détaillants puissent ouvrir le 8 février, et ce, même si le confinement devait se prolonger.

On parle d'avoir possiblement une autre extension du confinement. Il y a des besoins qui étaient peut-être pas essentiels la première semaine et peut-être moins la deuxième, mais la troisième ça commence à être plus important., précise Marc Fortin, président du Conseil canadien du commerce de détail au Québec.

Le Conseil propose même des solutions au gouvernement pour permettre une ouverture sécuritaire, comme laisser les magasins prendre des rendez-vous pour les visites des clients.

D'après les informations de Gabrielle Morissette

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