•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une médecin de l’île d’Orléans radiée trois mois après une liaison secrète

Un stéthoscope

Un stéthoscope

Photo : iStock / Andrei Vasilev

Le Collège des médecins du Québec a imposé une radiation temporaire de trois mois à une médecin de l’île d’Orléans. Cette dernière a entretenu une relation secrète avec le conjoint d’une patiente alors qu'elle exerçait dans une autre région.

Au moment des faits qui lui sont reprochés, Annie Laroche était médecin dans une coopérative de santé. Entre avril et juin 2017, elle a pris en charge une nouvelle patiente qui était la conjointe de son amant et aussi sa collègue de travail.

L’ancienne collègue, qui a démissionné par la suite, a transmis une demande d’enquête au Collège des médecins en décembre 2017. Selon les documents obtenus, le plaignant reproche au médecin d’avoir eu une conduite dérogatoire à l’honneur ou à la dignité de sa profession.

La patiente déplore notamment le contenu d’un écrit que Mme Laroche lui a transmis le 5 juin 2017 en réaction à sa démission. Je ne veux pas tenter de minimiser ta peine [...] mais tu sais cette affaire a duré à peine un mois... je suis peut-être trop cartésienne, mais il y a des épreuves tellement pires que ça dans la vie, a-t-elle écrit, selon les documents rendus publics par le Collège.

Le conjoint de la patiente était également inscrit comme membre de la coopérative de santé, mais il n’y avait pas de lien thérapeutique entre eux, précise-t-on.

Trois mois radiée

Annie Laroche a par la suite admis sa culpabilité. Elle affirme que sa collègue était devenue sa patiente après une consultation pour des maux de tête. Bien que j’étais très mal à l’aise de l’inscrire, j’étais incapable de lui expliquer les raisons de mon malaise, a-t-elle admis.

Cette dernière ne l’aurait vue qu’une seule fois. Elle reconnaît lui avoir envoyé une lettre après les événements et déclare que son intention n’était pas de diminuer la portée de la peine qu’elle pouvait éprouver.

Je n’ai jamais voulu minimiser mes actions. Je constate que la façon dont ma lettre est rédigée a pu porter à une mauvaise interprétation et je m’en excuse, a-t-elle écrit.

Le Collège conclut que la conduite de l’intimée porte ombrage à l’ensemble de la profession de médecin. Toutefois, il souligne sa prise de conscience et l'absence d'antécédent. L'intimée présente un faible risque de récidive, a-t-on ajouté.

Annie Laroche doit donc subir une période de radiation de trois mois et est condamnée à payer un certain montant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !