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L'organisme Mon Chez Nous précise son projet de logement de transition au Motel Gatineau

Un pigeon sur le trottoir observe un itinérant assis sur un gros sac.

Un itinérant à Ottawa. (archives)

Photo : Radio-Canada / Brian Morris

Radio-Canada

L'organisme Mon Chez Nous prévoit faire l'acquisition du Motel Gatineau pour y déménager son programme de logement de transition. Les unités pourraient être prêtes dès le mois de juin, selon le directeur général.

Vendredi, le gouvernement fédéral annonçait près de 12,5 millions de dollars pour six projets de logements abordables en Outaouais. L'organisme Mon Chez Nous a d'ailleurs reçu 1,5 million pour son projet de logements de transition.

Le projet est en cours depuis septembre 2020 et les personnes qui y participent sont logées dans des locaux près du boulevard Greber, selon Éric Tremblay, le directeur général de l'organisme. Les installations ne sont pas optimales, comme le mentionne M. Tremblay.

Une offre d'achat a été faite il y a quelques mois au Motel Gatineau, situé sur le boulevard Maloney. Les fonds annoncés conjointement par les deux ordres de gouvernement permettront à l'organisme d'acquérir le terrain et de faire des rénovations dans le motel.

Ça va permettre d'avoir des bureaux pour les intervenants parce qu'actuellement c'est très limité dans les installations, indique M. Tremblay en entrevue. De plus, une cuisine, une buanderie et des salles de rencontre font partie des ajouts prévus.

L'annonce permet de concrétiser ce projet-là auquel on travaille depuis quelques mois.

Éric Tremblay, directeur général de Mon Chez Nous

Après les rénovations, 14 unités seraient disponibles pour accueillir les sans-abris en transition vers leur propre logement.

Avec déjà quelques mois depuis sa création, le projet semble avoir des effets bénéfiques. M. Tremblay soutient que la moitié des gens qui y ont pris part ont réussi à se trouver un logement. La participation se fait sur une base volontaire, mais l'organisme et ses partenaires sont toujours à la recherche des gens les plus motivés.

On reçoit les gens qui sont à risque ou en itinérance et on leur permet de faire une transition pour qu’ils se trouvent un logement qui correspond mieux à leurs besoins, explique-t-il. Les participants sont ainsi logés et accompagnés pendant trois mois avec une possibilité de prolongation. Le but est de permettre d'atteindre une autonomie en logement, insiste M. Tremblay.

Je crois qu'on peut même espérer opérer avant l'été, estime-t-il, précisant que les besoins sont là et qu'il faut que le projet puisse se concrétiser très rapidement.

Une solution temporaire

François Roy, le coordonnateur de Logemen'occupe, qualifie d'excellente nouvelle l'avancement du projet de Mon Chez Nous. C'est un projet qu’on souhaitait voir avancer depuis plusieurs mois, plusieurs années, ici à Gatineau, soutient-il.

François Roy en entrevue dans son bureau.

François Roy est le coordonnateur de Logemen'occupe.

Photo : Radio-Canada

Ce dernier juge particulièrement utile le soutien apporté par les intervenants qui sont sur place sept jours sur sept. Il ajoute que le logement de transition est une occasion d'acquérir des compétences essentielles à l'autonomie en appartement.

On sait que certaines personnes en situation d'itinérance n'ont pas les capacités pour être fonctionnelles dans du logement permanent. Il y a certaines habiletés à développer, souligne le coordonnateur de l'organisme. Même si l'initiative est bonne, il ne s'agit que d'une solution temporaire, selon lui.

Ce n'est pas la solution idéale; il va falloir que les différents paliers de gouvernement investissent davantage dans la construction de logements permanents avec du soutien communautaire.

François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe

Si on ne développe pas le parc de logements sociaux, M. Roy estime que les personnes en logements de transition y seront coincées, faute d'avoir pu trouver un appartement convenable.

Les taux d'inoccupation sont très bas, les coûts de loyer sont beaucoup trop élevés pour des personnes qui sont sur l'aide sociale. Et ce n'est pas par le marché privé qu'on va pouvoir résoudre le problème, conclut-il.

Avec les informations d'Aimée Lemieux

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