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COVID-19 : le vaccin comme lueur d'espoir au CHSLD Lionel-Émond de Gatineau

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Une femme sourit à un interlocuteur absent du cadre.

Diane Mouele complète sa formation de préposée aux bénéficiaires au CHSLD Lionel-Émond de Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La campagne de vaccination du CHSLD Lionel-Émond a eu l'effet d'un véritable souffle d'espoir pour les résidents et le personnel de la résidence la plus touchée par la COVID-19 en Outaouais. Malgré tout, les employés ne sont pas prêts à assouplir les mesures de prévention.

Les résidents et les employés du Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Lionel-Émond ont pu être vaccinés le 21 décembre dernier.

Au courant de l'été, le CHSLD a été aux prises avec l'éclosion de COVID-19 la plus meurtrière dans la région; 17 résidents en sont décédés. Depuis le début de la pandémie, 64 résidents et employés ont contracté la COVID-19.

Diane Mouele terminera sa formation de préposée aux bénéficiaires très bientôt. Depuis le printemps, elle travaille au CHSLD Lionel-Émond. Elle a d'ailleurs reçu le vaccin en décembre.

C’était un moment très important pour moi, je me sentais en sécurité surtout, explique-t-elle en entrevue. Le vaccin paraissait pour moi comme l’espoir attendu après tant de moments de combat.

La future préposée aux bénéficiaires confie avoir vécu un printemps très stressant. Quelques semaines à peine après qu'elle a commencé à travailler au CHSLD, le coronavirus faisait ses ravages à la résidence.

Elle craignait de contaminer ses enfants et son mari. Ils sont à la maison, c’est moi qui sors, explique-t-elle. C’est moi qui suis susceptible de ramener la maladie à la maison, donc c’était stressant pour moi.

Les résidents se sentent en sécurité depuis qu'ils ont eu le vaccin, affirme Mme Mouele. Elle mentionne également que la grande majorité de ceux-ci sont bien au fait de la dangerosité du virus.

Ils ne sont pas étrangers à ce qui se passe, ils suivent l’actualité, ils savent que c’est dangereux.

Diane Mouele

La campagne de vaccination aura également permis de rassurer les familles et les proches des résidents. Annoncer un décès aura certainement été l'une des épreuves les plus difficiles pour Diane Mouele. Malgré les embûches, elle croit qu'il y a de la lumière au bout du tunnel.

Pas le moment de baisser les bras

Mme Mouele assure que, malgré la vaccination des résidents et des employés, les mesures sanitaires n'ont pas été relâchées et le personnel continue d'être extrêmement présent pour les résidents.

On prend toujours les mesures, les gens sont toujours protégés, le masque, les lunettes, énumère-t-elle. On a le vaccin qui est là, mais on ne baisse pas les bras, on continue de porter les équipements barrières.

Luc Joanisse, ergothérapeute depuis 30 ans aux CHSLD Lionel-Émond et La Pièta, confirme que personne n'a baissé sa garde. On doit rester quand même très vigilant à ce niveau-là, soutient-il.

Il y a de l’espoir pour tout le monde, le vaccin a amené un nouveau souffle, je vous dirais.

Luc Joanisse, ergothérapeute

M. Joanisse explique qu'on est encore bien loin de l'immunité collective et que, pour cette raison, les mesures sanitaires doivent être maintenues en CHSLD pour éviter le pire.

La première éclosion a servi de leçon à la résidence, qui s'est empressée de faire appel à la Croix-Rouge, se rappelle-t-il. On a fait appel à la Croix-Rouge pour former des gens qui iraient sur le terrain former le personnel soignant pour être capable justement d’avoir une uniformité dans les soins, indique M. Joanisse.

La formation a eu des résultats immédiats, selon lui. On a vu en grande partie le bien-fondé de tout ça, on a eu de moins en moins d’éclosions. L'ergothérapeute ajoute que l'information sur la transmission du virus et la formation en prévention et contrôle des infections auront changé la donne.

C’est rassurant pour le personnel, c’est rassurant aussi, je pense, pour les résidents et les familles de savoir que les gens ont une formation, conclut-il.

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Avec les informations de Mathieu Nadon

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