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Des morsures de chiens en hausse à Trois-Rivières et un règlement qui tarde à être modifié

Un homme promène son chien sans laisse.

Dans de nombreux boisés de Trois-Rivières, plusieurs personnes se promènent avec leur animal de compagnie en liberté, au grand désarroi de voisins.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le nombre de morsures a bondi au cours de la dernière année en Mauricie. Pendant cette même période, la loi sur l’encadrement des chiens a été fortement resserrée, mais la réglementation municipale à Trois-Rivières tarde à emboîter le pas à l’égard des chiens qui ne sont pas tenus en laisse.

Cette situation donne lieu à des constats d’infraction très peu salés, tout le contraire des pénalités fortement dissuasives prévues dans la nouvelle loi.

Elle prévoit une amende de 500 $ à 1 500 $ pour un chien qui n’est pas attaché à son maître dans un endroit public. Or, le règlement municipal tarde à être modifié à Trois-Rivières, si bien que l’amende est nettement moins salée, soit de 75 $. La Ville prévoit arrimer sa réglementation au cours de l’année.

Dans de nombreux boisés de la ville, plusieurs personnes se promènent avec leur animal de compagnie en liberté, au grand désarroi de voisins.

Une situation inquiétante, selon la SPA Mauricie

On va être davantage outillés pour émettre des constats plus significatifs [avec la nouvelle loi], affirme la coordonnatrice du développement philanthropique à la SPA Mauricie, Claudia Boisvert.

Malgré une loi plus sévère, la SPA Mauricie prône une approche de sensibilisation plutôt que de répression. En 2020, pour des chiens en liberté, elle a délivré moins de 30 constats d’infraction et 150 avertissements. Mais autre chose inquiète l’organisme.

En 2020, nous avons fait une cinquantaine d’évaluations de morsures malheureusement. Donc c’est un chiffre qui est assez énorme comparativement aux années précédentes, ajoute Claudia Boisvert. Il s’agit d’une augmentation d’au moins 55 % par rapport à 2019.

Pour Gaston Vadnais, qui a perdu sa sœur des suites d’une attaque de chien en 2016, ces données sont préoccupantes.

N’hésitez pas à signaler, appelez la police, plaignez-vous, dites "j’ai passé sur telle rue à telle heure, il y a des chiens qui sont laissés en liberté". Le propriétaire du chien est responsable de ce chien-là, mais nous comme citoyens, il faut le déclarer que ce chien-là n’est pas attaché.

La police de Trois-Rivières reçoit en effet un faible nombre de signalements et considère, dans les circonstances, qu’il n’y a pas lieu de déployer d’actions précises.

Des personnes rencontrées ne demandent qu’à se conformer à la loi, mais estiment que la Ville doit faire son bout de chemin. On considère ça comme un parc à chiens. Sans ça, où est-ce qu’ils peuvent aller pas de laisse?, questionne Daniel Morneau.

La Ville dit être bien au fait de cette demande pour davantage de parcs à chiens sur son territoire et souligne qu’elle y travaille.

D’après le reportage de Marie-Ève Trudel

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