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Une médecin accusée d’entrave au travail de la santé publique

La façade d'un immeuble

La Dre Weir travaillait, entre autres, au foyer de soins de longue durée Hillsdale Terraces à Oshawa.

Photo : Radio-Canada / Joe Fiorino/CBC News

CBC News

Une médecin qui est accusée d’entrave au travail lié au traçage des contacts des personnes ayant contracté la COVID-19 ne fait plus partie de l'équipe médicale de deux maisons de retraite de l'est de Toronto.

La Dre Martina Weir a contracté le variant britannique du SRAS-CoV-2. Elle est accusée d’avoir menti aux autorités sanitaires au sujet des contacts qui l’ont amenée à contracter la maladie. 

Elle était médecin traitante au Fairview Lodge à Whitby, en Ontario, et aux Hillsdale Terraces à Oshawa, en Ontario, deux maisons de soins de longue durée gérées par le gouvernement municipal de la région de Durham.

Un porte-parole a confirmé par courriel samedi que la Dre Weir ne travaille plus comme médecin traitante dans les maisons de soins de longue durée de la région de Durham.

Le statut de la Dre Weir dans ces maisons a été suspendu en début de semaine et son contrat a été mis en examen. CBC News avait alors révélé qu'elle avait été accusée de trois infractions provinciales pour avoir entravé les efforts de traçage des contacts des gens qui ont contracté la COVID-19.

Deux des accusations portées contre la Dre Weir en vertu de la loi sur la protection et la promotion de la santé de l'Ontario allèguent qu'elle a fourni des informations inexactes sur ses contacts avant et après qu'on eut découvert, par hasard, qu'elle et son mari avaient attrapé la souche hautement contagieuse du coronavirus détectée pour la première fois au Royaume-Uni.

Le troisième chef d'accusation suggère qu'elle aurait fait obstruction en donnant de fausses informations au médecin hygiéniste adjoint de la région de Durham.

Son mari, Brian Weir, qui travaille dans l'administration pour les services paramédicaux de Toronto en tant que planificateur principal, a également été accusé de trois chefs d'accusation similaires.

Les accusations non pénales pourraient entraîner une peine maximale de 5000 dollars d’amende chacune. Elles n'ont pas été examinées par un tribunal. La Dre Weir et son mari ont déclaré, par l'intermédiaire de leurs avocats respectifs en début de semaine, qu'ils ne sont pas coupables et qu'ils se défendront vigoureusement.

Leur affaire a été portée à l'attention du public pour la première fois le lendemain de Noël, lorsque le ministère de la santé de l'Ontario a publié une déclaration selon laquelle un couple de la région de Durham, qui n’avait alors pas été nommé, avait reçu un diagnostic positif au variant du SRAS-CoV-2 initialement découvert au Royaume-Uni. Le ministère de la santé a déclaré à l'époque qu'ils n'avaient aucun antécédent de voyage connu, aucune exposition ou aucun contact à haut risque.

Mais le lendemain, le ministère a publié une seconde déclaration selon laquelle le couple avait finalement été lié à un voyage.

Une enquête supplémentaire, un suivi du dossier et un traçage des contacts ont révélé que le couple avait, en effet, été en contact avec un voyageur récent du Royaume-Uni, ce qui est une nouvelle information non fournie dans les entretiens précédents, a déclaré le ministère le 27 décembre.

CBC News a appris qu'un membre de la famille proche qui vit en Grande-Bretagne s'est envolé pour le Canada à la mi-décembre pour passer les vacances chez les Weir.

Les protocoles ont été suivis

Les deux maisons de retraite où la Dre Weir travaillait ont clairement indiqué qu'il n'y a aucune inquiétude quant au risque pour les résidents lié à cette affaire, car la Dre Weir ne s’est rendue ni à aucun des deux foyers après le 11 décembre.

La Dre Weir a également des accès privilégiés dans trois hôpitaux de la région de Durham. Lakeridge Health, qui gère ces hôpitaux, a déclaré jeudi que la Dre Weir n'est entrée dans aucun établissement hospitalier, n'a pas travaillé et n'a pas soigné de patients pendant le mois de décembre.

Tous les protocoles de prévention COVID-19 ont été suivis pour assurer la sécurité de notre équipe et de nos patients, a déclaré Lakeridge Health dans un communiqué.

CBC News n'a pas non plus d'informations selon lesquelles le mari de la Dre Weir serait allé travailler et aurait mis quelqu'un en danger sur son lieu de travail.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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