•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les francophones de Saint-Jean réclament une école aux candidats en campagne

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un autobus scolaire à l'extérieur de l'École Rocher-du-Nord.

L'École Rocher-du-Nord, à Saint-Jean (archives).

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Radio-Canada

Les francophones de Terre-Neuve-et-Labrador tiennent à rappeler aux candidats à l’élection du 13 février que leur communauté attend toujours une nouvelle école.

L’École des Grands-Vents, qui accueille les élèves de la maternelle à la 6e année, et l’École Rocher-du-Nord, qui accueille ceux de la 7e à la 12e année, sont les deux établissements scolaires francophones de Saint-Jean.

Selon la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador (FFTNL), ce n’est plus suffisant.

L’École des Grands-Vents a été construite pour 120 [élèves]. Ça fait des années qu’on plafonne à 170, 180, dit le directeur-général de la fédération, Gaël Corbineau. Il n’y a plus de place. C’est simple: c’est un édifice qui ne peut pas être agrandi, donc on réclame une deuxième école.

Gros plan sur le visage de Gaël Corbineau, directeur général de la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador.

Gaël Corbineau, directeur général de la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador (archives).

Photo : Radio-Canada/Philippe Grenier

Selon le Conseil scolaire francophone provincial (CSFP), la construction d’une nouvelle école dans le secteur Galway avait été promise lorsque Dwight Ball était au pouvoir. Le premier ministre libéral a quitté son poste l’année dernière et Andrew Furey a terminé son mandat.

Hésitation des libéraux, promesse des progressistes-conservateurs

Un rapport indépendant, paru après le départ de M. Ball, prônait plutôt la rénovation de vieux édifices. Le ministre des Transports et de l’Infrastructure dans le Cabinet Furey, Derrick Bragg, a refusé de s’engager à construire une nouvelle école francophone.

Consultez toutes nos nouvelles électorales.

La semaine dernière, le chef du Parti progressiste-conservateur de la province, Ches Crosbie, a promis de respecter les engagements de son ancien adversaireDwight Ball.

J’ai déjà rencontré des gens en éducation francophone, je suis au courant de leurs inquiétudes et de leurs besoins et j’appuie leurs droits en éducation en français, a affirmé M. Crosbie.

Ches Crosbie.

Le chef du Parti progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-Labrador, Ches Crosbie, répond aux questions des médias le 19 janvier 2021.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Il n’a cependant pas précisé quand un éventuel gouvernement progressiste-conservateur construirait une école.

On souhaiterait que tous les partis politiques puissent prendre cet engagement, a déclaré Gaël Corbineau, qui qualifie cette promesse de bonne nouvelle.

Selon M. Corbineau, on sous-estime le nombre réel de francophones dans la région.

Montage de trois photos des trois chefs.

Les trois chefs de parti, de gauche à droite : Alison Coffin du NPD, Ches Crosbie du Parti progressiste-conservateur, Andrew Furey du Parti libéral.

Photo : Heather Gillis (CBC), Paul Daly (La Presse canadienne), Patrick Butler (Radio-Canada)

À son avis, la construction d’une nouvelle école permettrait une croissance du nombre d'élèves francophones, comparativement à la rénovation d’une ancienne école qui n’a pas, ou presque pas, de potentiel d’agrandissement.

Le chef du Parti libéral de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, a refusé une demande d’entrevue de CBC/Radio-Canada, mardi matin. La cheffe du Nouveau Parti démocratique (NPD) provincial, Alison Coffin, n'a pas répondu à nos questions sur le sujet. 

D’après le reportage de Josée Basque et avec des renseignements de Patrick Butler

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !