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La folie des semences est lancée en Estrie

Les semences des Jardins de la Gaillarde dans un présentoir.

Les semences des Jardins de la Gaillarde sont en demande dans les centres de jardin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En plein mois de janvier, les Estriens planifient leur prochaine saison de jardinage.

Les plus prévoyants achètent déjà leurs semences afin d’éviter les pénuries connues l’an dernier.

« L’année dernière, on a vidé les stocks chez les semenciers québécois pour les trois prochaines années. »

— Une citation de  Mélanie Grégoire, la propriétaire des Serres Saint-Élie de Sherbrooke

Les Serres Saint-Élie ont d’ailleurs pu ouvrir ses portes, malgré le confinement qui se poursuit jusqu’au 8 février, puisque son entreprise fait partie des services essentiels.

Déjà, l’entreprise constate que des variétés sont en rupture d’inventaire.La disponibilité est moins grande cette année. Déjà ! C’est du jamais vu pour nous, s’étonne Mélanie Grégoire.

Avec la pandémie, Mélanie Grégoire constate que la culture du jardinage est en croissance dans la population.

Avant on semait uniquement des tomates. Là les gens vont y aller avec plusieurs variétés, des variétés de piments forts, des variétés de poivrons, d'aubergines qu'on ne connaissait pas, affirme Mélanie Grégoire.

Effervescence chez les semenciers locaux

La propriétaire des Jardins de la Gaillarde à Sherbrooke ressent bien cet engouement des jardiniers amateurs, si bien qu’elle n’arrive pas à répondre à la demande qui a explosé depuis l’an dernier.

« On a augmenté de 50 % la superficie de nos jardins l'année dernière et on va faire la même chose cette année pour répondre à la demande. »

— Une citation de  Mélanie Chapleau, Jardins de la Gaillarde

Tous les jours, Mélanie Chapleau ensache des semences à son entreprise afin de fournir ses clients qui préparent leur saison. Déjà, elle prévoit que les 114 variétés de légumes qu’elle a en réserve vont s’envoler rapidement.

Mélanie Chapeleau travaille sur ses semances.

Mélanie Chapeleau prépare ses semences pour ses nombreux clients.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, l’intérêt des Québécois pour les semences locales n’est pas étranger au fait qu’elles sont mieux adaptées aux pratiques des jardiniers amateurs.

Nous on a vraiment sélectionnés pour le climat au Québec, sélectionné pour les jardiniers amateurs et on est sûrs que c’est des variétés qui fonctionnent bien , souligne-t-elle.

Mélanie Grégoire, la propriétaire des Serres Saint-Élie constate, elle aussi, que les artisans québécois de la semence tirent bien leur épingle du jeu à travers cette frénésie du jardinage.

Il y a aussi une réalité d’autonomie alimentaire aussi. On peut, d’une année à l’autre, avec les semenciers québécois récupérer nous-même nos semences et l’année prochaine ne pas en acheter, précise-t-elle.

Selon elle, les Québécois qui se sont mis les deux mains dans la terre en raison de la pandémie ne sont pas prêts d’arrêter. Elle estime que cette habitude de cultiver son potager risque de suivre longtemps la génération COVID.

D’après le reportage de Jean Arel

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