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COVID-19 : les hospitalisations créent de l’anxiété à Edmundston

L'entrée de l'hôpital.

L'Hôpital régional d'Edmundston le 11 décembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

Cinq personnes atteintes de la COVID-19 étaient hospitalisées samedi après-midi au Nouveau-Brunswick, dont trois se trouvant aux soins intensifs.

Dans le nord-ouest de la province, où le nombre de lits d’hôpital est limité, des travailleurs de la santé sont inquiets. Le système public de santé est déjà fragile, rappellent-ils, et ils redoutent un débordement.

L’Hôpital régional d’Edmundston ne compte que 11 lits à l’unité des soins intensifs, mentionne la docteure Laurie Malenfant, médecin de garde à cet endroit.

On a des gens qui ont la COVID qui sont hospitalisés présentement. Il y en a qui se battent même pour leur vie.

Dre Laurie Malenfant, médecin à l’Hôpital régional d’Edmundston

Ça rend le milieu [hospitalier] un peu anxieux, parce qu'on sait que ce ne seront pas les derniers patients qui vont venir, avec ce qui se passe dans la communauté, déclare-t-elle.

Samedi, le gouvernement provincial a signalé 17 nouveaux cas de COVID-19 dans la province, dont 10 dans la seule région d'Edmundston.

Cette région, la zone 4 comme l'appelle la santé publique de la province, est de loin la plus touchée au Nouveau-Brunswick. On y comptait au moins 135 cas actifs samedi, six de plus que la journée précédente.

Tout COVID qui pourra être évité nous aidera

Les travailleurs de la santé ont la situation bien en main, dit la Dre Laurie Malenfant, pour l’instant. Elle explique comment les choses peuvent basculer rapidement.

Laurie Malenfant en entrevue par webcam.

Dre Laurie Malenfant, médecin à Edmundston au Nouveau-Brunswick, en entrevue le 23 janvier 2021.

Photo : Radio-Canada

Les 11 lits de soins intensifs à l’hôpital d’Edmundston ne sont pas réservés aux patients atteints de la COVID-19, mais destinés à toute personne qui en aurait besoin.

Si ces 11 lits sont pris par des gens qui ont le COVID, faut comprendre que la personne avec un infarctus, avec d'autres besoins de soins intensifs, il va falloir lui trouver une place aussi. Le reste des pathologies continue à entrer, il faut être capables de donner le bon service à tous ces gens, pas juste les gens qui vont avoir contracté le virus, dit la Dre Malenfant.

On a deux chambres à pression négative. Seulement deux, poursuit-elle. Ce sont des chambres qui doivent être libérées quand il faut faire des procédures qui génèrent des aérosols chez les patients qui sont COVID.

Une personne est couchée dans un lit d'hôpital et on voit les mains d'une infirmière qui prépare un tube.

Une personne soignée à l'unité des soins intensifs d'un hôpital du Mans, en France, le 18 janvier 2021.

Photo : Reuters / Stéphane Mahe

Le milieu hospitalier craint aussi pour la santé des travailleurs. Si des infirmières ou des médecins sont infectés par le coronavirus, il y aura moins de personnel au chevet des patients alités.

Il y a des risques de contamination chez le personnel qui font qu'on peut perdre des ressources humaines à tout moment, et on n'a pas beaucoup de jeu là-dessus. Du personnel qui est certifié pour travailler auprès des gens en situation critique, on en a un nombre limité, rappelle la Dre Malenfant.

Tout COVID qui pourra être évité nous aidera dans la bataille qu'on mène, résume-t-elle.

Avec les renseignements de Marie-Hélène Lange du Téléjournal Acadie

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