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Un autre CHSLD de Chaudière-Appalaches en état critique

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
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Le reportage de Félix Morrisette-Beaulieu

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

Le CHSLD Saint-Raphaël, en Chaudière-Appalaches, est considéré en état critique par le gouvernement du Québec. Près de 30 employés sont infectés, un nombre qui a plus que doublé depuis le 15 janvier. Des travailleurs de la santé craignent de voir le scénario se reproduire sans cesse sans changements majeurs.

L’établissement se retrouve maintenant parmi les six centres d'hébergement où la situation est critique dans la province. Le nombre de cas augmente plus rapidement chez les employés que chez les résidents, une impression de déjà vu pour le syndicat.

On a vu le même scénario qui s'est passé à Cap Saint-Ignace, ça c'est passé à Paul-Gilbert, ça se passe présentement à Saint-Raphaël. Ça c'est passé à Saint-Hénédine, énumère le président du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches, Laurier Ouellet.

Selon lui, le problème est la contamination parmi les employés, qui ensuite transmettent la COVID-19 aux patients. Une conséquence du manque de protection, déplore-t-il.

Nos membres ne sont pas protégés, on demande encore des N95. On ne se contaminera pas et on ne contaminera pas les autres usagers, explique-t-il.

Les masques N95 réclamés

Les syndicats reviennent à la charge et demandent le port du masque N95 pour tous les employés.

Qu'est-ce qu'on attend au Québec? On est la province qui a le plus de travailleurs de la santé infectés. On est à plus de 30 000, souligne Linda Lapointe, vice-présidente de la Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). Cela représente un employé sur quatre, selon elle.

La FIQ a d'ailleurs appris vendredi qu'elle sera entendue en cour d'appel pour renverser la décision de la santé publique qui réserve l'usage du masque N95 pour les situations où une intervention médicale générant des aérosols.

Le salon funéraire possède quelques masques en réserve.

Un masque N95

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Je ne sais pas si le gouvernement se rend compte, mais il y a des décès à cause qu’ils ne donnent pas des N95.

Laurier Ouellet, président du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalache, Laurier Ouellet

On ne peut pas continuer de même. On a besoin de protection. On sait que maintenant c'est aérien, en aérosol. À quelque part, nos membres ont besoin d'être beaucoup plus protégé que ça, fait savoir Laurier Ouellet.

Or, le masque n’est pas seulement en cause. On concède que le relâchement du personnel face à un épuisement peut contribuer à la situation.

Il faut que les travailleuses de la santé continuent d'être vigilantes. Mais des fois, c'est la charge de travail qui fait que peut-être des fois en enlevant notre équipement, on va faire les choses vite, précise Linda Lapointe.

Invité à commenter, le CISSS de Chaudière-Appalaches dit ne pas être en mesure de répondre à nos questions la avant le début de la semaine.

D'après un reportage de Félix Morrissette-Beaulieu

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