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Deux semaines de couvre-feu, entre adaptation et inquiétude

Lumières reflétées sur l'eau.

La marina de Rimouski, après 20 h

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Il y a maintenant deux semaines qu'un couvre-feu est en vigueur dans l'ensemble du Québec, incluant le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, même si peu de cas y ont été recensés dernièrement.

Cette période de restrictions devrait se terminer dans deux semaines, selon ce qu'a annoncé le gouvernement Legault, mais pourrait se prolonger si le nombre d'hospitalisations ne diminue pas dans la province.

Dans nos régions, plusieurs personnes semblent être en paix avec cette situation, même si pour certains, elle comporte son lot de défis.

On nous demande de magasiner local, mais tout est fermé, déplore Odette Ross, à Matane.

Même si plusieurs commerces ont pu maintenir leurs activités en mode cueillette à la porte, le système change souvent d'un établissement à un autre.

Je trouve ça dur un petit peu, explique pour sa part la Matanaise Sylvie Desjardins.Il est temps que ça change, dit-elle.

Bon nombre de restaurateurs rapportent pour leur part que la formule pour emporter, obligatoire s'ils souhaitent que leurs établissements restent ouverts pendant cette période de restrictions, n'est pas rentable.

Brigitte Cloutier, la copropriétaire du restaurant Chez Sophie, à Sept-Îles.

Brigitte Cloutier, la copropriétaire du restaurant Chez Sophie, à Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac-Poirier

C'est le cas au restaurant Chez Sophie, à Sept-Îles, qui a transformé sa salle à manger en comptoir pour emporter. Cependant, même après avoir mis en place un site web pour faciliter les commandes, les clients se font rares.

Quand tu ouvres et que tu as cinq commandes dans ta soirée, comment tu fais pour payer ton épicerie et ton compte d’Hydro-Québec?

Brigitte Cloutier, copropriétaire, restaurant Chez Sophie

Du côté des restaurateurs, ce que certains ont dit, c’est que c’était plus difficile d’opérer avec le système de livraison que de simplement fermer pour la période du confinement, explique la directrice de la Chambre de commerce de Sept-Îles, Jessica Belisle.

Un assouplissement des mesures d'ici la Saint-Valentin?

Les propriétaires de bars et de restaurants attendent donc avec impatience un retour en zone orange pour pouvoir rouvrir leurs portes.

Rue Saint-Germain, à Rimouski.

Le centre-ville de Rimouski est désert après le couvre-feu.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

C’est sûr que dès qu’on a le feu vert, ou le feu orange, on va rouvrir la salle à manger. Surtout qu’on va tomber dans le temps de la Saint-Valentin. On a adapté une formule pour la Saint-Valentin en version take out, mais on aimerait bien la faire en version restaurant, affirme Billy Tanguay, chef et copropriétaire du restaurant Le Bavard et l'Ivrogne.

C’est très difficile, on est en train de manger tous nos fonds de roulement qu’on a gagnés dans les dernières années. On perd 10 ans de notre vie, c’est aussi dramatique que ça.

Brigitte Cloutier, copropriétaire, restaurant Chez Sophie

Alors que Québec a refusé dans un premier temps les demandes de plusieurs élus de l'Est-du-Québec, notamment sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine, qui souhaitaient que les mesures sanitaires soient adaptées en fonction de la situation épidémiologique de chaque région, certains espèrent que les particularités régionales seront prises en compte après le 8 février, date prévue de la fin de la période de confinement strict.

Il est impératif qu'à partir du 8 février on ait des mesures adaptées à la réalité des régions [...] Sinon, il faudra nous expliquer les données scientifiques, les explications de la santé publique exactes qui feraient en sorte qu'on ne pourrait pas revenir en zone jaune, par exemple.

Simon Deschênes, maire de Sainte-Anne-des-Monts

En attendant, les citoyens, eux aussi, espèrent pouvoir bientôt retrouver un peu de liberté.

J'espère qu'on passera pas l'hiver comme ça... En fait, l'hiver, ça me dérange moins, mais pas l'été! confie la Matanaise Micheline Therrien.

D'après les informations de Marie Kirouac-Poirier et de Marie-Jeanne Dubreuil

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